Archive pour la catégorie 'Parascience'

L’ étrange histoire de l’Amiral Byrd

Jeudi 10 décembre 2009

En fouillant dans mes archives, j’ai trouvé cette histoire que j’avais gardé comme sujet de recherche. C’est une histoire fascinante mais est-elle vraie?

 

Je n’ai malheureusement pas les références pour la provenance du texte. Alors bonne lecture!

Amiral Richard E. Byrd

 L’histoire de l’amiral Richard E. Byrd est assez simple si on s’en tient à la version officielle, mais si on creuse d’avantage les faits grâce à son journal personnel, elle devient à la fois fascinante, pleine de rebondissements et de mystères. En tout cas une chose est sûre, avant

la Deuxième Guerre Mondiale, à une époque où les évènements étaient moins scrupuleusement contrôlés qu’aujourd’hui, le thème d’une Terre Creuse ressemblait plus à une curiosité qu’à une réalité. C’est à partir de 1947, avec apparemment les découvertes qui s’en sont suivies, que Richard E. Byrd sera tenu au secret et que le thème de

la Terre Creuse deviendra, nous verrons plus loin pourquoi, LE SUJET ultra secret de l’époque, et il l’est encore aujourd’hui.

 Après avoir servi loyalement sa patrie comme pilote d’avion durant

la Première Guerre Mondiale, l’Américain Richard E. Byrd, à partir de 1924, prit le commandement d’un petit détachement d’aviation navale en vue d’une expédition à l’Ouest du Groenland. Cette mission dans le Grand Nord lui donna l’ambitieuse idée d’être le premier à voler au-dessus du pôle Nord. Le 9 mai 1926, il prit place dans un monoplace de type Fokker 3 et s’envola de King’s Bay. Il a dit de cette expédition : “Des contrés inconnues, droit devant nous, nous expérimentions l’incomparable satisfaction de chercher de nouvelles terres. Lorsque nous nous sommes approchés du pôle, le temps et la direction sont devenus sens dessus dessous… ici et là, au lieu d’une étendue de glace, apparut une séparation marquant le début d’une eau vert bleue. A un moment donné, méprisé par la distance, parmi des nuages flous en formation basse, le haut des montagnes d’un pays lointain…” A son retour aux Etats Unis, Richard E. Byrd est devenu un héros national. On le fit contre-amiral et il reçut une médaille d’honneur. Mais déjà un doute planait sur ce qu’avait vu Byrd, car son témoignage d’une mer sans iceberg débouchant sur une terre inconnue rappela fortement les descriptions qu’ont fait des navigateurs par le passé. A l’automne 1928, Byrd annonça qu’il préparait un nouveau voyage “aux confins de la terre”, mais cette fois-ci dans les régions inconnues de l’Antarctique. Il fit une telle publicité qu’il réussit à obtenir un soutien financier de la part de Ford et Rockefeller. Un déluge de donnations le submergea, en tout plus de 400 000 dollars. Avec tout cet argent, il renouvela totalement son équipement. L’expédition prit le large et s’établit en bordure de la mer de Ross. Byrd baptisa sa nouvelle base “Little America”.

 L’aventure prit un nouveau départ le 29 novembre 1929. Comme à son habitude, Richard E. Byrd, fit à nouveau le compte rendu de son expédition et ne put s’empêcher de jouer avec les mots : “Ce point imaginaire qu’est le pôle Sud, est un endroit déroutant. Tous les méridiens convergent ici… Les directions, telles que nous les connaissons habituellement, ne veulent rien dire. Pour toute personne voyageant dans le sens du Nord ou du Sud, il lui sera impossible de marcher en ligne droite et de garder la même direction. Sa direction aura tendance à changer notablement chaque minute; pour rétablir sa direction d’origine, il devra se forcer à suivre une route en spirale…”
Mais aujourd’hui, une polémique se dégage au sujet d’un petit reportage filmé qui aurait été projeté dans de nombreux cinémas des Etats Unis, cette même année de 1929. Dans son livre “The Hollow Earth Enigma”, Alec Maclellan fait mention du témoignage de Miss Dorothy E. Graffin de New York. Elle se souvient très bien avoir vu ce reportage dans les actualités filmées qui passaient au cinéma avant le film. Ce jour-là, elle était au White Plains de New York, accompagnée de sa sœur. Aujourd’hui personne ne mentionne ce documentaire que, pourtant, plusieurs centaines d’individus ont dû voir à l’époque. Dorothy se rappelle que ce reportage de 1929, narrait l’incroyable découverte que fit l’amiral Byrd à l’intérieur de

la Terre, au pôle Sud. Le reportage était accompagné de la voix de Byrd en personne qui s’exclamait en présence de l’incroyable. Alors qu’il survolait un paysage inconnu, il s’approcha d’un lac entouré de conifères et aperçut un énorme animal se déplaçant parmi les arbres. Byrd dans son style un peu lyrique, le compara à “une montagne de charbon étincelant de diamants” !!? Aujourd’hui, on s’en serait douté, ce reportage a totalement disparu des archives et parait n’avoir jamais existé …
L’amiral Byrd retourna à Little America, en 1933. Entre mars et août 1934, il passa cinq mois, seul dans une hutte transformée en observatoire météorologique, à 125 miles de Little America. Subissant une température de -60°, il fut rapatrié et sauvé d’une mort certaine. Durant

la Seconde Guerre Mondiale, Byrd fut rattaché en tant que membre chef des opérations navales.  En 1946, Richard Byrd fut chargé d’un nouveau programme du nom d’”Operation High Jump”. Sa mission consistait à poursuivre l’élaboration des cartes des pôles Nord et Sud, mais il lui fut également demandé de vérifier si des Nazis ne se seraient pas “égarés” dans le coin. En 1947, avant d’entamer une nouvelle mission dans l’Arctique, Byrd dira à la presse : “J’aimerais voir ce pays derrière le pôle (Nord). Cet endroit est le centre du Grand Inconnu”. Selon les sources officielles, l’expédition fit un vol de sept heures, ce jour du 19 février 1947. Mais, étrangement, lui qui aimait parler de ses exploits à la presse, ne dit mot à quiconque de son voyage, cette fois-là. D’ailleurs, son comportement changea singulièrement à partir de cette date et pratiquement aucune information ne filtra.
C’est chose acquise aujourd’hui, le Pentagone le mit au secret militaire et lui confisqua son carnet de vol. Par ce fait, il lui fut interdit de s’exprimer en public. Le doute plana sur cette histoire pendant près d’un demi-siècle et c’est finalement à la fin des années 1990 que ressurgit le fameux carnet de vol. Alec Maclellan en parle dans son livre en indiquant que “The Hollow Earth Society of Australia” a obtenu une copie de son journal personnel qui reprend les notes de son carnet de vol. En voici de très larges extraits :

“Je dois écrire ce journal en secret. il concerne mon vol du 19 février 1947 dans l’Arctique. Maintenant vient le temps où la rationalité de l’homme doit se flétrir dans l’insignifiance et il nous faut accepter l’inévitable vérité. Je ne suis pas libre de vous dévoiler la documentation suivante. Elle ne verra peut-être jamais le jour auprès d’un public rigoureux, mais je dois faire ici mon devoir envers toute personne qui lira ces lignes un jour. Dans l’espoir que la cupidité et l’exploitation d’un certain type de personne ne pourra plus longtemps dissimuler la vérité”. 
 

FLIGHT LOG -

CAMP

ARCTIC, FEBRUARY 19th 1947. “Tous les préparatifs ont été réalisés pour un vol en direction du Nord et nous décollons avec le plein de carburant… Vérification de position avec le sextant à bulle et nouvelle vérification avec la boussole solaire, notre avant exécute un changement léger et la course se poursuit comme planifié… Une légère turbulence est notée dans la direction de l’Est à une altitude de 2321 pieds. Correction à 1700 pieds, aucune autre turbulence, mais le vent d’arrière s’accroît, légers réglages de contrôle, les performances de l’avion sont maintenant normales. Le contact radio est vérifié avec le camp de base, et la réception est normale. Vaste glace et neige en dessous. Note une couleur jaune, dispersée en motifs linéaires. Déviation du vol pour mieux examiner cette couleur. Couleur rouge-violet également. Exécutons deux cercles complets autour de la région et retournons vers orientation d’origine. Contrôle de la position établie avec la base. Transmission des informations concernant la couleur de la glace et de la neige du sol. Les boussoles commencent à tournoyer dans tous les sens. Impossibilité de garder notre (Byrd voyage avec un coéquipier) route et de se fier aux instruments. Nous supportons les caprices de la boussole. Positionnement effectué par le soleil, tout semble aller bien. Les commandes mettent du temps à réagir, très mauvaise qualité. Maintenant aucune présence de glace… 29 minutes de vol plus tard, premier rapport indiquant des montagnes, ce n’est pas une illusion. Des montagnes forment une petite chaîne que je n’avais jamais vue auparavant. Changement d’altitude, 2950 pieds. Affrontons une nouvelle turbulence. Franchissons la petite chaîne de montagne… Au-delà la chaîne de montagnes apparaît une vallée avec un petit fleuve ou rivière se dirigeant vers le centre de la vallée. Il ne devrait pas y avoir de vallée verte ici. Il y a définitivement quelque chose qui cloche et d’anormal ici. Nous devrions être au-dessus de la glace et de la neige. A bâbord, de grandes forêts poussent sur le versant de la montagne. Les instruments filent toujours comme une toupie. Le gyroscope oscille d’arrière en avant. Je modifie mon altitude de 1400 pieds et effectue un virage abrupt vers la gauche pour examiner la vallée. C’est vert avec de la mousse ou une sorte de d’herbes très dense. La lumière est différente ici. Je ne vois plus le soleil. Nous tournons à nouveau sur la gauche en direction d’un gros animal ou quelque chose de semblable, ça ressemble à un éléphant. Non, on dirait un mammouth. C’est incroyable, mais pourtant il est bien là. Diminue l’altitude de 1000 pieds et prends mes jumelles pour mieux examiner l’animal - c’est définitivement bien un mammouth… Rencontrons d’autres collines vertes. La température extérieure indique 74 degrés Fahrenheit (23.3 °C). Nous poursuivons la route en avant. Les instruments de navigation paraissent maintenant normaux. Je suis perplexe devant leur bon fonctionnement. Je tente de contacter la base. La radio ne fonctionne pas. Le niveau du paysage est plus haut que la normale, si je puis m’exprimer ainsi. Droit devant, percevons ce qui ressemble à une citée. C’est impossible ! L’avion semble léger et flotter curieusement. Les commandes refusent de répondre. Mon Dieu, à bâbord et à tribord, d’étranges types d’appareil, ils se rapprochent rapidement autour de nous ! Ils ont la forme de disque et sont resplendissants. Ils sont suffisamment près, maintenant je peux voir leur insigne. C’est un type de swastika. C’est incroyable ! Où sommes-nous ? Que s’est-il passé ? Je tire à nouveau sur les commandes. Elles ne répondent pas. Nous sommes pris dans une sorte d’étau invisible. Notre radio grésille et une voix anglaise avec un accent nordique ou allemand, apparaît. Le message est : “Bienvenue dans notre domaine amiral. Nous allons vous poser dans exactement sept minutes. Relaxez-vous amiral, vous êtes en mains sûres”. Je note que nos moteurs se sont arrêtés. Notre appareil est sous l’emprise d’une étrange force et vire maintenant tout seul… La procédure de descente est amorcée et l’avion vibre comme s’il était sur un monte-charge invisible… Nous nous posons avec seulement une petite secousse. J’ajoute en toute hâte, une dernière note dans mon carnet de vol. Plusieurs hommes s’approchent de notre avion. Ils sont grands avec des cheveux blonds. A quelques distances derrière, une énorme citée miroite avec les nuances de l’arc-en-ciel. Je ne sais pas du tout ce qui va se passer maintenant, mais je ne vois aucune arme sur ceux qui s’approchent de nous. J’entends une voix me commandant d’ouvrir la porte. J’exécute”.  Fin du carnet de vol.

Ici s’achève le carnet de vol de Richard Byrd. Pourtant, la suite de son histoire continue dans son journal personnel et Byrd l’écrit de mémoire, car il ne l’a pas consigné par écrit, à l’époque. Mais, comme l’explique Alec Maclellan, les choses se “gâtent” par la suite. En effet, la suite du récit rend perplexe de nombreuses personnes, même les plus fidèles au thème de la Terre Creuse. Selon eux, son contenu sent le souffre, au point de douter aujourd’hui de l’authenticité des notes, du moins de la partie en question. En effet, cette histoire de machines ayant la forme d’un disque sur lesquels figurait le symbole du swastika (plutôt connu sous le nom de croix gammée) a laissé plus d’une personne assez perplexe. Comme vous le verrez, le fait que les intra terrestres utilisèrent certains mots allemands, ne fit qu’augmenter l’extrême suspicion autour de cette affaire !

Afin de dissiper tout malentendu, je souhaite préciser et vous rappeler que le swastika est un symbole antique très sacré. En sanscrit “Su-Asti” veut dire “bien-être” (Su = bien, équivalent du Greque “Eu” et Asti = être, équivalent du Greque “Estô”). Swastika veut dire “ce qui est bien” (le ka n’est qu’un suffixe). Chez les Indiens Hopi, il représente le symbole de leurs migrations sur le continent américain et chez le reste des Amérindiens, il est un signe de fraternité. A l’origine, ce symbole n’a absolument rien à voir avec l’Allemagne Nazi. Hitler s’est emparé du swastika, car il était féru de mysticisme, de symbolisme et de mythologie. De toute évidence, il s’intéressait de près à la civilisation intra-terrestre et à ce sigle qui, sans nul doute, n’ont absolument rien à voir avec les actes d’extrême barbarie dont firent preuve les Nazis pendant

la Deuxième Guerre Mondiale. Lors d’un de ses voyages au Tibet, les moines tibétains, n’ont-ils pas prévenu Hitler que s’il utilisait le swastika de façon négative et destructive, il se retournerait contre lui ? Les quatre branches du swastika représentent également les quatre différentes positions de

la Grande Ourse dans son mouvement de révolution autour de l’axe polaire. Dans de nombreuses traditions, il représente aussi la roue du temps. C’est acquis aujourd’hui, le swastika est un symbole millénaire, bien plus ancien que la croix chrétienne et sans aucun doute le symbole utilisé par pratiquement toutes les grandes civilisations de l’antiquité. En effet, les swastika et sauvastika (swastika inversée) sont présents sur l’ensemble du continent américain, au Tibet, en Sibérie, en Afrique, au Portugal, en Grèce, en Phénicie (Asie antérieure), en Corée, en Italie, en Nouvelle-Zélande, en Chine, au Japon, en Inde, dans tous les pays Celtiques d’Europe et même en Israël, à Jérusalem, où on a découvert des lampes d’argile ornées de ce symbole… Mais, revenons plutôt à la suite du récit et laissons R. Byrd s’exprimer dans son journal personnel :  “A partir de maintenant, j’écris ici tous les événements qui survinrent, de mémoire. Cela défie l’imagination et se confinerait à la folie si cela ne m’était pas vraiment arrivé. L’opérateur radio et moi nous approchons de l’appareil et sommes reçus de la plus cordiale manière. Nous montons alors sur une petite plate-forme mobile de transport sans roues. Elle nous amène avec grande rapidité vers la ville scintillante. Comme nous approchons, la ville semble être construite en cristal. Bientôt, nous arrivons vers un grand bâtiment qui est d’un type que je n’ai jamais vu auparavant. Il paraît être tiré directement des croquis de Franc Lloyd Wright ou peut-être mieux encore d’un film de Buck Rogers. On nous offre un certain type de breuvage tiède qui avait un goût qui ne ressemble à rien de connu. Il est délicieux. Au bout de dix minutes, deux de nos merveilleux hôtes viennent nous rejoindre et annoncent que je dois les accompagner. Je n’ai pas d’autres choix que de m’exécuter. Je quitte mon opérateur radio. Nous marchons sur une courte distance et pénétrons dans ce qui semblait être un ascenseur. Nous descendons pendant quelque temps, la machine s’arrête et la porte de l’ ascenseur glisse silencieusement vers le haut. Puis nous suivons vers le bas, un long couloir qui est éclairé par une lumière rose qui semble émaner des murs. Un des êtres nous fait signe de nous arrêter devant une grande porte. Sur la porte se trouve une inscription que je n’arrive pas à lire. La grande porte glisse en s’ouvrant sans bruit et on me fait signe d’entrer. Un de mes hôtes parle. “N’ayez aucune crainte, Amiral, vous allez avoir une audience avec le Maître…”. Je marche à l’intérieur et mes yeux contemplent la belle coloration qui semble remplir la pièce. Alors je commence à voir les alentours. Ce qu’accueillent mes yeux est le plus beau spectacle de mon existence. Ceci est en fait trop beau et merveilleux à décrire. C’est exquis et délicat. Honnêtement, je ne pense pas qu’il existe un terme humain qui puisse le décrire dans tous ses détails. Mes pensées sont interrompues d’une façon cordiale par une voix riche tiède de qualité mélodieuse : “Je vous souhaite la bienvenue en notre domaine, Amiral”. Je vois un homme avec des traits délicats et avec la marque des années sur son visage. Il est assis près d’une longue table. Il m’invite à m’asseoir sur une des chaises. Dès que je me suis assis, il rassemble le bout de ses doigts et sourit. Il parle moelleusement et me transmet ce qui suit : “Nous vous avons permis, Amiral, d’entrer ici parce que vous êtes de caractère noble et connu dans le Monde de

la Surface”. Le Monde de

la Surface, j’en eus à moitié le souffle coupé ! “Oui” fut la réponse du Maître en souriant : “Vous êtes dans le domaine des Arianni, le Monde Intérieur de

la Terre. Nous ne retarderons pas longtemps votre mission, et vous serez escortés prudemment vers la surface et au-delà d’une certaine distance. Mais maintenant, Amiral, je vais vous dire pourquoi vous avez été convoqué ici. “Notre intérêt commença avec raison, juste après les explosions atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, au Japon. A cette alarmante époque, nous avons envoyé nos Flügelräder (roues ailées en allemand) à la surface pour enquêter sur ce que votre race avait fait. Ceci est, bien sûr, de l’histoire ancienne maintenant, mon cher Amiral, mais je dois poursuivre. Vous voyez, nous n’avons jamais interféré auparavant dans des guerres et barbaries de votre race, mais, maintenant nous le devons, car vous avez appris à manipuler avec un certain pouvoir, qui ne revient pas aux humains, à savoir : l’énergie atomique ! Nos émissaires ont déjà livré des messages aux puissances de votre monde et, cependant, elles n’en tiennent pas compte. Maintenant, vous avez été choisi afin d’attester ici que notre monde existe. Vous voyez, Amiral, notre culture et notre science sont en avance de plusieurs milliers d’années sur celles de votre race”. Je l’interrompis : “Mais qu’ai-je à voir avec tout ceci, Monsieur !” Les yeux du Maître semblèrent me pénétrer profondément et après m’avoir analysé pendant un moment il répondit: “Votre race a maintenant atteint le point de non retour, car il y en a certains parmi vous qui pourraient détruire votre propre monde plutôt que de vouloir abandonner leur prétendu pouvoir.” J’acquiesçais et le Maître continua: “En 1945 et par la suite, nous avons essayé de contacter votre race, mais nos efforts n’ont rencontré qu’hostilité et nos vaisseaux furent mitraillés. Oui, et même poursuivis avec malice et animosité par vos avions de combat. Aussi, maintenant, je vous le dis à vous mon fils, il y a un grand orage qui se concentre sur votre monde, une fureur noire qui subsistera pour beaucoup d’années. Il n’y aura aucune possibilité de réponse de la part de vos armées, il n’y aura aucune protection de la part de votre science. Cette fureur fera rage jusqu’à ce que chaque fleur de votre culture soit piétinée et que toutes choses humaines soient plongées dans un vaste chaos. Votre récente guerre n’était seulement qu’un prélude de ce que doit encore advenir à votre race. Nous ici, le voyons plus clairement à chaque heure. Pensez-vous que je me trompe ?” “Pas du tout” répondis-je. “Il est déjà arrivé autrefois, que ces sombres périodes viennent et subsistent pendant plus de cinq cent années. Oui, mon fils !” reprit le Maître : “Les périodes sombres qui viendront maintenant pour votre race couvriront

la Terre comme un voile, mais je crois qu’une certaine partie de votre peuple traversera cet orage au-delà de ce que je ne peux exprimer. Nous voyons dans un avenir très loin, un nouveau monde renaissant des ruines de votre race, cherchant ses trésors perdus et légendaires et qui seront ici, mon fils, grâce à notre sauvegarde. Quand ce temps arrivera, nous viendrons à nouveau aider votre culture et votre race à revivre. Peut-être, alors, vous aurez appris la futilité de la guerre et de ses conflits et après ce temps, certains points de la culture et la science de votre race réapparaîtront de nouveau. Vous, mon fils, devez retrouver le Monde de

la Surface pour lui confier ce message !”
 Avec ces derniers mots notre réunion sembla arriver à son terme. Je restais un moment comme dans un rêve, mais, une fois de plus, je savais que tout cela était la réalité et pour une raison étrange, je me prosternais légèrement, soit par respect ou soit par humilité, je ne saurai le dire. Soudainement, je pris conscience que les deux hôtes magnifiques qui m’avaient amené ici, se situaient encore à mes côtés. “Par ici, Amiral,” mentionna l’un d’entre eux. Je me retournais une fois de plus avant de partir et regardais en arrière vers le Maître. Un sourire doux était gravé sur son visage ancien et délicat. “Adieu, mon fils !” Il parlait et avait le geste exquis et svelte qui donne une impression de paix. A cet instant notre réunion fut véritablement terminée. Rapidement, nous sommes retournés jusqu’à la grande porte de la chambre du Maître et une fois de plus nous primes l’ascenseur. La porte glissa silencieusement vers le bas et nous fumes immédiatement remontés. Un de mes hôtes dit encore : “Nous devons maintenant faire vite, Amiral, car le Maître ne voudrait pas vous retarder plus longtemps dans votre emploi du temps et vous devez retourner porter son message à votre peuple.” Je ne dis rien, tout cela était tellement incroyable et une fois de plus, mes pensées furent interrompues quand nous nous sommes arrêtés. J’entrais dans la pièce et retrouvais mon opérateur-radio. Il avait une expression anxieuse sur son visage. Comme j’approchais, je lui dis : “Tout est OK, Howie, tout est OK”. Les deux êtres nous dirigèrent vers le véhicule qui nous attendait, nous y sommes montés et nous nous retrouvâmes bientôt à bord de notre avion. Les moteurs tournaient au ralenti et nous nous embarquâmes aussitôt. La situation semblait relever un certain caractère d’urgence. Dès que la porte de la cale fut fermée, l’avion fut immédiatement soulevé par cette force invisible jusqu’à ce que nous atteignions une altitude de 2700 pieds. Deux appareils nous escortèrent sur une certaine distance, nous faisant glisser en nous orientant sur notre chemin de retour. Je dois déclarer ici, que notre indicateur de vitesse n’enregistrait aucune information, bien que nous nous déplacions à une allure très rapide. Vint alors un message radio. “Nous vous quittons maintenant, Amiral, vos appareils de contrôle sont libérés. Auf Wiedersehen !” (au revoir en allemand) Nous voyons encore un moment les Flügelräder disparaître dans le ciel bleu pâle. L’avion soudainement plonge comme s’il était pris dans un étroit trou d’air pendant un moment. Nous réussissons rapidement à le contrôler. Nous ne parlons pas pendant un certain temps, chaque homme entretient ses pensées. Nous retrouvons à nouveau de vastes superficies de glace et de neige et sommes approximativement à 27 minutes de camp de base. Nous les appelons, ils répondent. Nous rapportons que toutes les conditions sont normales… normales. Le camp de base exprime son soulagement pour le rétablissement du contact. Nous atterrissons doucement au camp de base. J’ai une mission… “

La suite des aventures de l’amiral Byrd peut se lire dans son journal personnel, l’événement est daté du 11 mars 1947 : “Je viens juste d’assister à une réunion avec le haut personnel au Pentagone. J’ai fait le compte rendu complet de ma découverte et transmis le message du Maître. Tout a été dûment enregistré. Le Président a été avisé. Je suis maintenant retenu depuis plusieurs heures. Six heures trente-neuf minutes pour être exact. J’ai été intensément interrogé par des forces hostiles et une équipe médicale. Cela a été un véritable supplice. Je suis placé sous le contrôle strict de l’”international security provisions of the United States of America”. Il m’a été ordonné de garder le silence et de ne parler à quiconque de ce que j’ai vu. Incroyable ! Il m’a été rappelé que je suis un militaire et que je dois obéir aux ordres”.  En 1955, il fut donné l’ordre à Byrd de “poursuivre son relevé topographique” au pôle Sud. Avant de partir pour l’Antarctique, en novembre 1955, Richard Byrd tenu par le secret militaire, dit tout de même à la presse : ” C’est la plus importante expédition de l’histoire mondiale…”. Le 5 février 1956, de nombreux journaux ont relaté le communiqué fait quelques jours auparavant de la base de Little America : “Le 13 janvier, des membres d’une expédition américaine ont entrepris un vol de 2700 miles (4320 km), de leur base de Mc Curdo Sound, qui se trouve à 400 miles (640 km) à l’ouest du pôle Sud. Ils ont pénétré dans un territoire étendu de 2300 miles (3680 km) au-delà du pôle”. Comme le fait si bien remarquer Maclellan dans son “The Hollow Earth Enigma”, un rapide regard sur une carte de l’Antarctique permet tout de suite de relever l’énormité du communiqué. En effet, il est totalement impossible de traverser une distance de 2300 miles (3680 km), dans n’importe quelle direction que ce soit, sans se retrouver les pieds dans la mer, à moins de rentrer dans la Terre ! A son retour du pôle Sud, le 13 mars, Byrd ne pouvant parler librement, fit le communiqué suivant à la presse : “L’expédition actuelle a ouvert de nouveaux territoires, ce continent merveilleux dans le ciel, le pays du secret éternel”.Quelques semaines avant de mourir, Richard Byrd a écrit les lignes suivantes dans son journal personnel, daté du 24 décembre 1956 : “Ces dernières années depuis 1947, n’ont pas été agréables. J’écris maintenant pour la dernière fois dans ce singulier journal. Pour le clôturer, je dois indiquer que durant toutes ces années j’ai fidèlement tenu cette affaire en secret, comme cela me l’a été ordonné. Ceci à l’encontre totale de mes valeurs morales. Maintenant, je sens venir sur moi la longue nuit, mais ce secret ne mourra pas avec moi, la vérité triomphera comme toujours. C’est le seul espoir pour toute l’humanité. Je l’ai vu et cela a stimulé et libéré mon esprit. J’ai fait mon devoir envers l’ensemble de la monstrueuse industrie militaire. La longue nuit de l’Arctique prend fin maintenant, la lueur du soleil de la vérité brillera une nouvelle fois et ceux qui inspirent les ténèbres tomberont dans leur envol. Ceux, pour qui j’ai vu le pays derrière les pôles, le centre du grand inconnu”. Admiral Richard E. Byrd. United State Navy.   Richard Byrd décéda le 11 mars 1957 à Boston. Les autorités lui rendirent un tel hommage qu’il fut définitivement élevé au rang de héros national. Richard Byrd fut enterré au cimetière d’Arlington avec tous les honneurs militaires.  Ici s’achève le compte rendu des découvertes et événements historiques concernant le thème de

la Terre Creuse et des régions polaires.

 Chers lecteurs, merci à vous d’avoir lu ces lignes jusqu’ici. Cela prouve que vous portez un certain intérêt à cette énigme. J’espère que les informations et documents qui vont suivre satisferont votre patience et votre curiosité. La grande majorité d’entre eux émanent des livres cités dans la bibliographie, à la fin de ce dossier. D’autres sont tirés de revues et dossiers concernant l’Arctique et l’Antarctique. D’autres encore, proviennent des satellites tournant autour du globe (photographies disponibles sur de nombreux sites sur le net). La source des documents utilisés sera toujours indiquée. Certains d’entre eux sont très difficiles à obtenir pour les raisons que vous imaginez. Le thème de

la Terre Creuse est un thème très controversé mais pourtant toujours d’actualité. Néanmoins, je pense que si ce thème est authentique, les autorités révèleront, petit à petit, la vérité car le Monde change et les Hommes évoluent. Comme Abraham Lincoln l’a dit : “On peut tromper tout le monde pendant un certain temps et certains pour toujours, mais on ne peut pas tromper tout le monde éternellement” (in Yellow Book N° 6).  Cette histoire est-elle une VERITABLE FUMISTERIE ou bien, comme le pensent beaucoup d’autres, le “WORLD’S TOP SECRET” ? A vous seul de juger !!!…

Au moins, vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant.

LES SUITES DE TUNGUSKA

Vendredi 27 novembre 2009
  • Dans la section « Parascience » de notre site, vous pouvez lire un article écrit par Gilles Milot intitulé : « Explosion à Tunguska ».
  • J’ai retrouvé cet article dans mes filières :
  • Le 1º juillet, à BORDEAUX, le crépuscule a atteint une durée tout à fait anormale et, d’ailleurs, remarqué par les habitants de la campagne.
  • À 9:40 p.m. M. ESCLANGON, frappé par la longueur inaccoutumée du jour, eut l’idée de déterminer aussi exactement que possible l’instant où, en plein air, à l’observatoire de FLOIRAC, on cessait de lire aisément.
  • À 9:50 p.m. il lisait encore sans difficulté, l’heure à une montre placée horizontalement à 30 centimètres de l’œil.
  • Le lendemain, le ciel avait la même aspect et cet astronome répéta, dans les mêmes conditions, ses observations de la veille.
  • À 9:15 p.m., le ciel se trouvait dans le même état que la veille à 9:50. Ainsi en deux jours consécutifs, la durée du crépuscule avait varié de 35 minutes.
  • C’est énorme.
  • LE SOLEIL - 02/08/1908

L’explosion de la Tungkusta

Dimanche 27 avril 2008

Ce texte sur l’explosion de la Tungkusta en Sibérie provient d’un article que j’avais en dossier depuis une couple d’année. Il a été écrit par le Dr Valery Mikhailovich Uvarov, un ufologue réputé de Russie. Je n’ai pas d’information à savoir de quel site ou endroit il provient et si par mégarde je viole un copyright ce que je doute fortement, veuillez m’en informer et il sera immédiatement enlevé de ce site.

Ce texte est assez long mais extrêmement intéressant au point de vue ufologique et de la parascience.

Donc, Bonne lecture!

Très peu peuplée, la vaste région du Yakutia, en Sibérie, est parsemée d’étranges structures métalliques et manifeste les stigmates évidents d’explosions de type nucléaire se produisant tous les six ou sept siècles.

 

Au nord-ouest du Yakutia, en Sibérie, dans le bassin de la haute rivière Viliuy, s’étend une région d’accès difficile qui porte les marques d’un cataclysme ancien d’environ 800 ans responsable de la dévastation de l’en­semble du massif forestier et de la dispersion des roches sur une surface de plusieurs cen­taines de kilomètres carrés. Éparpillés dans cette zone, de mystérieux objets métalliques ont été régulièrement observés, enfouis plus ou moins profondément dans le permafrost. A la surface, leur présence n’est trahie que par des sites occupés par une étrange végétation. L’ancien nom de cette région : Uliuiu Cherkechekh signifie : ”

la Vallée de

la Mort”.

Depuis des années, le peuple Yakut a fui cette lointaine région qui a exercé, et exerce encore, une influence puissante sur le sort, non seulement des sociétés locales, mais de la planète entière.
Après avoir compulsé de nombreux rapports et documents de tous genres, nous avons décidé de vous informer d’une chose qui pourrait changer notre perception du monde et celle de notre place en son sein, en espérant que vous saurez y trouver quelque intérêt.
Afin de dépeindre un tableau le plus achevé possible, nous avons scindé en trois cet article. La première partie décrit les faits et donne les témoignages sous leur forme originale. La seconde examine les anciennes légendes locales et la poésie épique de peuplades voisines au sujet d’étranges phénomènes. Ceci est important car vous pourrez ainsi mener votre propre enquête et apprécier par vous-mêmes chaque détail de la narration. Enfin, nous envisagerons ce qui pourrait se cacher derrière tout cela [N d. E : voir 2e partie].

Témoignages

La région peut être décrite comme un immense marécage, alternant avec une taïga quasiment infranchissable, et couvrant une surface de plus 100 000 kilomètres carrés. De curieuses rumeurs circulent à son sujet à propos de structures métalliques d’origine inconnue réparties sur son étendue.
Pour découvrir l’origine de ces rumeurs qui, de manière imperceptible, sont restées persistantes sur le sujet, nous avons dû plonger dans l’histoire antique locale pour redécouvrir ses croyances et ses légendes. Nous sommes parvenus à reconstituer certains éléments de paléotoponymie et ceux-ci coïncident étonnamment avec le contenu des légendes anciennes. Tout indiquait que les légendes et rumeurs faisaient référence à des sites bien précis.

Dans les temps anciens, la Vallée de

la Mort était sur la toute empruntée par les nomades Evenk. Elle reliait Bodaibo à Annybar et menait jusqu’à la côte de

la Mer de Laptev. Jusqu’en 1936 un marchand du nom de Savvinov fit son commerce sur cette route. Lorsqu’il cessa ses activités les habitants abandonnèrent progressivement les lieux. Finalement le vieux marchand et sa petite fille Zina s’installèrent à Siuldiukar. Quelque part sur une bande de terre entre deux rivières, en un lieu connu sous le nom de Kheldyu (”maison de fer” en langue locale), le vieil homme la conduisit à une petite arche basse de couleur rougeâtre où, après un passage en spirale, se succédaient un certain nombre de chambres de métal dans lesquelles ils passèrent la nuit. Le grand-père de Zina lui raconta que, même par temps de gel des plus sévères, il y faisait chaud comme en été.
Il y eut jadis, parmi les chasseurs locaux, des hommes téméraires qui venaient dormir dans ces chambres. Mais ils tombaient par la suite gravement malades et ceux qui y avaient séjourné plusieurs nuits d’affilée trépassaient rapidement. Les Yakut donnèrent à ces sites la réputation d’être “très maléfiques, marécageux et évités par les animaux.” La localisation de ces constructions n’était connue que des anciens chasseurs qui les avaient visitées. Nomades, ils connaissaient les particularités de la région. Pour eux, savoir où il était prudent d’aller et où il ne l’était pas constituait une nécessité vitale. Leurs descendants, devenus sédentaires, ont perdu cette connaissance.
Aujourd’hui, les seuls indices de l’existence de ces sites sont les noms anciens de lieux qui ont survécu partiellement dans diverses légendes. Mais chaque toponyme recouvre des centaines, voire, des milliers de kilomètres carrés.

En 1936, le long de la rivière Olguidakh (”lieu du chaudron”), un géologue guidé par de vieux indigènes découvrit une coupole hémisphérique de métal lisse, de ton rougeâtre, dé­passant du sol et dont le bord était si tranchant qu’on pouvait s’y “couper un ongle”. La paroi était épaisse d’environ deux centimètres et la partie émergeant du sol représentait environ un cinquième du diamètre total. La coupole était inclinée, de sorte qu’un cavalier monté à dos de renne pouvait y pénétrer: Le géologue envoya une description à Yakutsk, le centre régional. En 1979 une expédition archéologique partie de Yakutsk tenta de retrouver cet hémisphère. Les membres de l’équipe étaient accompagnés d’un guide qui avait vu la structure plusieurs fois dans sa jeunesse, mais il déclara que le pays avait beaucoup changé et ils ne parvinrent pas à en retrouver la trace. Il faut dire que dans ce pays on peut passer à dix pas d’un objet sans le voir, ce qui explique le caractère fortuit des découvertes.
En 1853, R. Maakun, explorateur connu dans la région, écrivait: “A Suntar (un hameau du Yakut) on m’apprit que dans la haute vallée de

la Viliuy coule un affluent appelé Algy timirbit (ce qui signifie “le grand chaudron coulé”). Près de sa rive, dans la forêt, se trouve un gigantesque chaudron en cuivre. Sa taille réelle reste inconnue car seul un bord dépasse du sol, mais plusieurs arbres poussent à l’intérieur… ”
N.D. Arkhipov, un chercheur des anciennes cultures du Yakutia, rapporte la même chose : “Parmi les populations du bassin de

la Viliuy circule une légende ancienne concernant l’existence, dans le cours supérieur de cette rivière, de chaudrons en bronze ou olguis. Cette légende mérite qu’on s’y intéresse car les régions supposées receler ces chaudrons mythiques sont baignées de plusieurs cours d’eau portant le nom de Olguidakh, c’est-à-dire “Rivière du Chaudron”.

Voici un extrait d’une lettre écrite en 1996 par un autre visiteur de

la Vallée de

la Mort, Mikhail Koretsky, de Vladivostok :
“J’y suis allé trois fois. La première fois c’était en 1933, j’avais dix ans. Je voyageais avec mon père, à la recherche d’un moyen de subsistance. Ensuite en 1937, sans mon père. Et la dernière fois en 1947 avec un groupe de jeunes.

La Vallée de

la Mort s’étend le long d’un affluent de la rive droite de

la Viliuy. En fait il s’agit d’un chapelet de vallées tout au long de sa plaine inondable. Chaque fois, nous étions accompagnés d’un guide Yakut. Nous n’y allions pas en quête de douceur de vivre, mais d’or sans crainte en fin de saison, de se faire voler ou de recevoir une balle dans la nuque, grâce à l’isolement de la région.
Quant aux objets mystérieux, il doit y en avoir un grand nombre, car en trois saisons j’ai vu sept de ces “chaudrons”. Ils m’ont laissé com­plètement perplexe, d’abord par leur taille : ils avaient tous six à neuf mètres de diamètre.
Ensuite à cause de l’étrange métal dont ils étaient faits. Tout le monde a écrit que c’était du cuivre, mais je suis certain qu’il s’agissait d’un autre élément car même avec un ciseau à froid très affûté il n’y avait pas moyen d’entamer les chaudrons (nous avons essayé plusieurs fois). Ce métal ne se rompt pas et ne peut être martelé, alors que sur du cuivre, le marteau aurait certai­nement laissé des marques. Mais ce “cuivre” est recouvert d’une couche d’un matériau inconnu qui ressemble à de l’émeri. Ce n’est pourtant ni un produit de l’oxydation, ni d’écailles métal­liques. On ne parvient ni à l’ébrécher, ni à en griffer la surface.Nous n’avons pas trouvé de galeries menant à d’autres salles. Mais j’ai remarqué, autour des chaudrons, que la végétation était anormale, complètement différente de celle des environs. Elle est plus luxuriante : des bardanes à grandes feuilles; du garrot de grande longueur; de l’her­be étrange, une fois et demie à deux fois la hauteur d’un homme. Dans un de ces chaudrons notre groupe de six personnes passa la nuit. Nous n’avons rien perçu de néfaste et nous sommes partis calmement sans avoir subi le moindre désagrément. Personne n’est tombé gravement malade par la suite. Les seules excep­tions furent qu’un de mes amis perdit tous ses cheveux trois mois plus tard, et que sur le côté gauche de ma tête, celui sur lequel j’avais dormi, sont apparus trois petits points dou­loureux de la taille d’un souffre d’allumette. J’ai depuis essayé de m’en débarrasser, en vain.
Malgré tous nos efforts, nous ne sommes pas parvenus à prélever le moindre échantillon de ces chaudrons. La seule chose que j’ai pu ramener est une pierre. Pas une pierre ordinaire cependant : la moitié d’une sphère parfaite de six centimètres de diamètre. Elle était noire et ne portait aucune trace de manufacture, pourtant elle était lisse comme si elle avait été polie. Je l’ai ramassée sur le sol d’un des chaudrons.
J’ai emmené mon souvenir de Yakutia au village de Samarka, district de Chuguyevka, dans la région de Primorsky (l’extrême orient soviétique), où résidaient mes parents en 1933. Je n’avais pas grand-chose à faire jusqu’à ce que ma grand-mère décide de construire une maison. Il fallait poser les vitres des fenêtres et il n’y avait pas un seul diamant coupe-verre dans tout le village. Alors, j’ai entrepris de rayer le verre avec le bord de cette demi-sphère de pierre et il s’est avéré que cela coupait avec une facilité décon­certante. A partir de ce moment ma pierre fut utilisée régulièrement comme diamant par tous nos proches et amis. En 1937, j’en fis cadeau à mon grand père, mais à l’automne de cette mê­me année il fut arrêté et emmené à Magadan où il survécut sans jugement jusqu’à sa mort en 1968. Aujourd’hui, personne ne sait ce qu’est devenue ma pierre…”
Dans cette lettre, Koretsky souligne qu’en 1933 son guide Yakut lui avait raconté que “…cinq à dix ans auparavant il avait découvert plusieurs chaudrons sphériques (ils étaient parfaitement ronds) qui dépassaient bien au-dessus du sol (plus haut qu’un homme). Ils avaient l’air tout neufs. Plus tard, le chasseur les avait revus, cette fois brisés et éparpillés”. Koretsky fait éga­lement remarquer que lorsqu’il fit une deuxième visite, quelques années plus tard, à un des chau­drons, celui-ci s’était considérablement enfoncé dans le sol.

A. Gutenev et Yu. Mikhailovsky, deux chercheurs résidant à Mirny en Yakutia, rapportèrent qu’en 1971, un vieux chasseur appartenant au peuple Evenk leur avait appris que, dans la zone entre les deux rivières appelées Niugun Bootur (”héros flamboyant”) et Atadarak (”lieu du har­pon à trois bords”), dépasse du sol la chose qui précisément donne son nom au lieu : un “très grand” harpon en fer à trois facettes. Tandis que dans la zone dite Kheliugur (”peuple de fer”), entre deux rivières, il y a un terrier en fer où gisent “des cyclopes, minces et noirs, vêtus de fer”. Il se déclara capable d’y conduire quiconque le désirait, affirmant la proximité du site, mais personne ne le crut. Il est mort depuis.
Un autre de ces objets fut, semble-t-il, couvert par la construction d’un barrage sur

la Viliuy, un peu en aval de

la Erbiie. Selon le récit d’un des constructeurs du projet hydroélectrique de

la Viliuy, lorsqu’ils creusèrent un canal de déviation pour assécher le talweg principal ils découvrirent une “plaque” convexe en métal. Pressés par les délais, les responsables du projet firent une inspection de routine et donnèrent l’ordre de poursuivre les travaux.

 

Les légendes Yakutes font de nombreuses références à des explosions, tourbillons de feu et autres sphères incandescentes montant dans les airs. Tous ces phénomènes sont, de toutes façons, asso­ciés aux mystérieuses constructions métalliques que l’on trouve dans

la Vallée de

la Mort. Certaines sont décrites comme des “maisons de fer” grandes et rondes prenant appui sur un certain nombre de supports latéraux. Elles n’ont ni porte ni fenêtre, seulement un “large trou d’homme” au sommet du dôme. Certaines se sont presque entièrement enfoncées dans le permafrost, ne laissant apparaître en surface qu’une protubérance arquée à peine visible. Des témoins qui ne se connaissent pas décrivent de la même manière ces “maisons de métal sonore”. D’autres objets sont éparpillés dans la région comme des couvercles, sphériques en métal qui coiffent quelque chose d’inconnu. Les légendes Yakutes racontent que les mystérieuses sphères de feu sont produites par “un orifice qui crache la fumée et le feu” au centre d’un “couvercle d’acier fracassant”.

Il s’agit aussi de la source des tourbillons de feu qui, d’après les descriptions, ressemblent fort aux effets des explosions atomiques d’aujourd’hui. Environ un siècle avant chaque explosion ou série d’explosions, une sphère flamboyante fusait à très grande vitesse de “l’orifice de fer” et, sans causer trop de dégâts, montait sous la forme d’une mince colonne de feu. Au bout de celle-ci apparaissait une très grande boule de feu. Accompagnée de quatre coups de tonnerre successifs, elle montait encore beaucoup plus haut et s’éloignait en laissant une “traînée de fumée et de feu”. Ensuite une salve d’explosions se faisait entendre au loin…
Dans les années 1950, les militaires soviétiques s’intéressèrent à cette région, pour le caractère dépeuplé de sa frange nord, et y firent une série d’essais atomiques. Une des explosions souleva une sérieuse énigme qui à ce jour interpelle les spécialistes étrangers. Selon un communiqué de septembre 1991 de la radio allemande Deutsche Welle, lors de l’essai d’un engin nucléaire de 10 kg en 1954, l’ampleur de l’explosion dépassa les calculs d’un facteur de 2 000 à 3 000 pour des raisons inconnues, atteignant 20 à 30 mégatonnes, ce qui fut enregistré par séismographie dans le monde entier. La cause d’un tel écart de puissance explosive demeure inexpliquée. L’Agence Tass avait alors émis une dépêche selon laquelle une bombe à hydrogène compacte avait été testée dans l’atmosphère, qui se révélera fausse plus tard. Après les essais, des zones interdites furent délimitées et le travail continua en secret pendant plusieurs années.

Mythes et légendes

Cherchons dans le passé lointain les indices laissés dans la poésie épique. Ainsi qu’en témoignent les légendes transmises par voie orale, à l’époque lointaine où tout commença, le pays était habité par un petit nombre de nomades Tungus. Un jour, leurs lointains voisins virent leur territoire brusquement plongé dans une obscurité profonde et tout fut secoué par une déflagration assourdissante. Un ouragan de force inconnue survint et le pays subit d’énormes chocs. Des éclairs zébrèrent le ciel en tous sens. Lorsque le calme revint et que l’obscurité se leva, les nomades assistèrent à un spectacle sans précédent. Au milieu du pays dévasté, brillant au soleil, se dressait une haute structure verticale visible à une distance de plusieurs jours de marche.
Pendant longtemps, la structure émit des bruits désagréables et assourdissants tout en diminuant progressivement de taille jusqu’à disparaître complètement dans le sol. A la place de la haute structure il y eut un immense orifice vertical béant. Selon les termes étranges des légendes il était constitué de trois niveaux de “gouffres ricanants”. Ses entrailles étaient réputées contenir un pays souterrain possédant son propre soleil, lequel était cependant en voie d’extinction. Une puanteur étouffante montait de l’orifice, si bien que personne ne demeura dans le voisinage. A distance on pouvait parfois apercevoir une “île tournoyante” apparaissant au-dessus de l’ouverture et ceci s’avéra en être le “couvercle retentissant”. Ceux que la curiosité poussait à s’approcher pour voir n’en revenaient jamais. Les siècles passèrent ; la vie continua comme auparavant. Personne ne s’attendait à quoi que ce soit d’extraordinaire, mais un jour se produisit un petit tremblement de terre et le ciel fut traversé par un mince “ouragan de feu”. A son sommet apparut une boule de feu aveuglante. Accompagnée “d’une série de quatre coups de tonnerre” et laissant derrière elle une traînée de feu, la sphère fila en suivant une trajectoire basse descendante et, après avoir disparu derrière l’horizon, explosa. Les nomades furent perturbés mais n’abandonnèrent pas leur territoire puisque le “démon” ne leur avait fait aucun mal mais avait explosé sur celui d’une tribu hostile voisine. Quelques décennies plus tard, l’événement se reproduisit : la boule de feu s’envola dans la même direction et ne détruisit, cette fois encore, que les voisins. De toute évidence, ce “démon” était en quelque sorte leur protecteur qu’ils baptisèrent pour la légende : Niurgun Bootur, “le héros flamboyant”.
Cependant, quelques temps plus tard, survint un événement qui épouvanta même ceux qui se trouvaient dans les parages les plus lointains. Une gigantesque boule de feu jaillit de l’ouverture dans un hurlement tonitruant et explosa:.. juste au-dessus ! Il s’ensuivit un grand tremblement de terre. Certaines collines se fendirent de failles de plus de 100 mètres de profondeur. Après l’explosion, une “île rotative” balaya tout sous elle d’une “mer de feu”. Les effets de l’explosion se firent sentir à plus de mille kilomètres à la ronde. Les tribus nomades qui survécurent à la périphérie de cette zone s’enfuirent dans toutes les directions, cherchant à s’éloigner du lieu fatal, mais cela ne les sauva pas de la mort. Ils succombèrent tous à une curieuse maladie qui ne se transmettait que génétiquement. Ils léguèrent cependant le témoignage précis de ce qui était arrivé, inspirant les très tragiques et belles légendes composées par les conteurs Yakut.
Un peu plus de 600 années s’écoulèrent. De nombreuses générations de nomades étaient venues et reparties. Les avertissements des lointains ancêtres furent oubliés et des gens s’installèrent à nouveau dans la région.
Alors l’histoire se répéta… La boule de feu de Niurgun Bootur apparut au-dessus d’un tourbillon flamboyant et s’en alla encore exploser au-delà de l’horizon. Quelques décennies plus tard, une deuxième boule de feu déchira l’atmosphère (ou l’appela cette fois Kiun Erbiie, “le héraut aérien étincelant” ou “messager”). Vint alors une autre explosion dévastatrice à laquelle les légendes donnèrent à nouveau une tournure anthropomorphique. On lui donna le nom de Uot Usumu Tong Duurai, qui peut se traduire approximativement par “l’étranger criminel qui perça la terre et se cacha dans les profondeurs, détruisant tout aux alentours dans un tourbillon flamboyant”.

Il importe de noter qu’à la veille du vol du géant nuisible Tong Duurai, apparut dans le ciel le messager du Dyesegei céleste, le champion Kiun Erbiie qui traversa le firmament comme un “bolide tombant” ou “éclair fulgurant” pour avertir Niurgun Bootur du combat imminent.
L’événement légendaire le plus significatif fut le jaillissement de Tong Duurai des profondeurs et livrant bataille à Niurgun Bootur. Cela se produisit à peu près comme suit : tout d’abord un tourbillon serpentaire ramifié jaillit de “l’orifice”, surmonté d’une boule de feu gigantesque qui, après plusieurs coups de tonnerre, fonça haut dans le ciel. Elle était suivie d’une escorte, “un essaim de tourbillons fatals” qui dévastèrent les environs.
Mais il y eut des cas où Tong Duurai rencontra Niurgun Bootur au-dessus de sa source, après quoi le pays resta sans vie pendant longtemps. Les descriptions varient considérablement : plusieurs “héros flamboyants” pouvaient surgir de l’ouverture simultanément, voler quelque distance et exploser en un lieu. Tel fut le vol de Tong Duurai. Une étude des couches de terrain indique que l’intervalle entre les explosions ne dépassait pas 600 à 700 ans. Ces légendes sont le reflet vivant de ces événements, mais l’absence de tradition écrite nous prive de documents tangibles. Il semble cependant que cette lacune est compensée par les chroniques historiques d’autres peuples.

Les chroniques d’autres ethnies

Dans l’ensemble, à des intervalles de 600 à 700 ans, se produisirent plusieurs explosions, ou plutôt une combinaison d’événements dont certains n’étaient qu’annonciateurs. Tous ces faits furent soigneusement relatés par la poésie épique, les traditions et les légendes. Curieusement, des légendes similaires circulent dans les zones équatoriales de la planète, où des explosions ou “boules de feu géantes” apparues soudainement dans le ciel détruisirent plusieurs civilisations anciennes.
À en juger par les résultats d’études archéologiques menées dans la haute vallée de la Viliuy par SA. Fedoseyeva, l’occupation variable intermittente de ce territoire remonte au quatrième millénaire avant J.-C. Au cours du premier millénaire après J-C., le fil de l’histoire est interrompu, et cela n’est pas en contradiction avec la date possible de la dernière explosion historique, soit septembre 1380. Le nuage soulevé masqua le soleil sur l’Europe pendant plusieurs heures. Des séismes violents eurent lieu dans plusieurs zones géoactives.
Cet événement est consigné dans des documents écrits. Dans les chroniques russes, cela coïncide avec la bataille du Champ de Kulikovo : “…l’obscurité ne se dissipa que dans la deuxième moitié de la journée. Il souffla un vent d’une telle force qu’une flèche tirée d’un arc ne pouvait progresser contre lui…” Ce fait contribua à la victoire des Russes.
Cependant les explosions sont décrites de manière bien plus vivante dans les légendes Tungus que dans d’autres sources. A en juger par les récits, elles dépassaient de loin la puissance des armes nucléaires modernes. Si nous adoptons comme date de départ 1380 et que nous remontons dans le passé nous pouvons repérer ces faits. Par exemple, en 830 fut détruite la culture des Mayas qui occupaient la péninsule du Yucatan au Mexique. Plusieurs de leurs villes furent ruinées par une explosion de puissance gigantesque.

Certains épisodes de

la Bible ressemblent aux légendes Yakut, par exemple la description des plaies d’Égypte et l’anéantissement de Sodome et Gomorrhe. Dans une oasis de la péninsule arabe, une ville ancienne fut détruite et littéralement réduite en cendres. Selon la légende, ceci se produisit lorsqu’une énorme boule de feu apparut dans le ciel et explosa.
Les archéologues ont découvert une cité dévastée à Mohenjo-Daro, dans le sous-continent indien. [Ndt : cf. Nexus France numéros 11 et 12, sept. et nov. 2000]. Les traces de la catastrophe, des murs de pierre fondus, indiquent sans conteste une explosion de type nucléaire. Des événements similaires sont décrits dans des chroniques chinoises du XIVème siècle. Elles racontent que, loin dans le nord, un nuage noir s’éleva au-dessus de l’horizon et couvrit la moitié du ciel, projetant de gros morceaux de roche. Des pierres tombèrent aussi du ciel en Scandinavie et en Allemagne et des incendies éclatèrent dans plusieurs villes. Les savants prétendirent que c’était des pierres très ordinaires et qu’un volcan devait avoir fait irruption quelque part.
La cause de tous ces malheurs ne serait-elle pas Tong Duurai qui depuis des siècles jaillit du sol ? Tandis qu’à son apparition Niurgun Bootur obscurcit la moitié du ciel, Tong Duurai le dépasse en taille et, montant au ciel, disparaît complètement. Nous observons que dans

la Vallée de

la Mort, la radioactivité ambiante augmente à des intervalles réguliers, un phénomène que les spécialistes ne peuvent expliquer.

Selon des témoins oculaires, une centrale antique de haute technologie, aux confins de

la Sibérie, serait à l’origine de tirs de sphère de plasma guidées destinées à détruire les météorites menaçantes comme ce fut le cas au dessus du Tunguska, en 1908.

Les bases de l’affaire de l’Explosion de Tunguska

Dans quatre ans, le 30 juin 2008 verra le 100ème anniversaire d’une catastrophe les plus mystérieuses : l’explosion d’un objet issu de l’espace dans la région de la rivière Podkamennaya (pierreuse) dans le Tunguska en Sibérie. Aucun événement comparable ne fut signalé dans notre histoire. La puissance totale de l’explosion fut 2.000 fois supérieure à celles combinées d’Hiroshima et Nagasaki !

Effets de l’explosion de Tunguska :

    1. une luminescence anormale dans le ciel, persistant jusqu’à dix jours après l’événement et des nuages d’un ton argenté intense ;
    2. de puissantes émissions de lumière et de chaleur ;
    3. le dérèglement des appareils de mesures météorologiques et des manifestations vibratoires de la surface du sol ;
    4. une formidable onde sonore qui fit deux fois le tour de la Terre ;
    5. la chute des arbres sur une surface de plus de 2.000 km² ;
    6. de faibles traces de radioactivité détectées dans des échantillons végétaux et dans les couches de glace polaire datant de 1908 ;
    7. des propriétés anormales de l’humus et des minéraux au voisinage de l’explosion ;
    8. une croissance anormalement rapide de la végétation à l’épicentre de l’explosion ;
    9. un refroidissement du climat planétaire au cours des années qui suivirent.

Bien que cet impressionnant événement ne passât pas inaperçu, les premières recherches sur ses causes, aux confins de la taïga sibérienne, ne furent entreprises que de nombreuses années plus tard, en 1927. Depuis, des dizaines d’expéditions ont visité la région, des centaines de rapports scientifiques ont été écrits et plusieurs centaines d’hypothèses explicatives ont été proposées. Aucune, toutefois, n’a pu pleinement rendre compte du phénomène complexe qui précéda et accompagna l’explosion du Tunguska. Certains des phénomènes rapportés par des témoins oculaires ne peuvent rentrer dans le cadre des théories actuelles. Une bonne partie de ce qui se produisit échappe complètement à toute interprétation de la pensée scientifique contemporaine.
Dans une perspective plus large, l’impression persiste que nous sommes confrontés à quelque chose qui sort entièrement des limites de notre conception du monde. Peut-être arrivons-nous, aujourd’hui plus que jamais, au moment de l’apparition d’une réponse qui marquera un tournant dans l’évolution de la conscience humaine. Mais cela nécessitera une certaine audace, la capacité de chercher avec un esprit ouvert, libéré des dogmes habituels de la science, afin d’évaluer correctement les facettes les plus inexplicables de l’événement. Le travail effectué par des générations de scientifiques et de chercheurs nous livre une riche manne de données qui devraient permettre de faire la lumière sur la nature du phénomène survenu à Tunguska. Nous ne passerons pas ici en revue les éléments clefs des principales hypothèses connues, mais nous examinerons plutôt les faits toujours restés dans l’ombre, qui, pour quelque étrange raison, n’ont jamais reçu l’attention qu’ils méritent. Très curieusement, à la lumière d’un poème épique ancien, ces faits offrent une image très différente.
Nous souhaitons, dés le début de cette étude, mettre l’accent sur le fait qu’avant et après l’explosion du Tunguska, d’autres événements semblent d’une certaine façon s’y rapporter, le tout formant une suite. Ayant donc recours aux méthodes pratiquées dans les enquêtes criminelles, nous aborderons l’ensemble comme un «cas» unique. Afin de voir la réalité qui a si longtemps échappé à l’attention des chercheurs, il nous faut porter le regard en arrière et en avant, dans l’espace et le temps, pour tenir compte d’événements distants de dizaines, voire, de centaines d’années.
Nous nous sommes tourné pour cela vers les milliers de témoignages oculaires, même dans cette partie si peu peuplée de la Sibérie. II fut possible, jusqu’à la fin des années 60, de trouver encore quelques 3.000 personnes qui se souvenaient de l’événement extraordinaire.

Avant d’aborder les faits, nous souhaitons partager avec vous la conjecture qui nous habite depuis le début de notre enquête : une hypothèse qui paraîtra fort inattendue pour la plupart, mais qui s’est renforcée au fil de l’analyse d’une grande quantité de données. Nous appuyant sur les dires de centaines de témoins de l’explosion, les découvertes des chercheurs, l’épopée intitulée Yakut Olonkho, la chronologie reconstituée des événements et l’analyse des conséquences des explosions décrites non seulement dans cette épopée mais aussi repérées par les chercheurs scientifiques, il est possible d’envisager raisonnablement que, dans l’immense territoire inhabité du nord-ouest du Yukatia, existe une installation technologique souterraine très ancienne.

Il y a très longtemps, quelqu’un édifia, dans la région appelée «Vallée de la Mort», un complexe qui, aujourd’hui encore, protège

la Terre des météorites et astéroïdes. Evidemment, cette idée stupéfie et résiste à l’entendement. Cela signifierait que, depuis des milliers d’années, quelque chose existe dépasse non seulement nos réalisations actuelles mais tout ce que nous pourrions imaginer, et que nous n’en avons jamais pris connaissance ! Aucun de ceux qui ont étudié les effets scientifiquement inexplicables de la catastrophe du Tunguska n’auraient pu les penser provoqués par une technologie antique de défense cosmique légué par des constructeurs inconnus !

Légendes locales et avertissements des chamans.

Le récit, intitulé Olonkho se trouve inscrit dans la mémoire ancestrale des populations locales, transmis à travers les siècles sous forme d’un poème épique. Cette tradition orale relate comment ce pays fut un jour soudainement plongé dans une obscurité impénétrable et secoué par un hurlement assourdissant, un ouragan d’une violence inouïe.

Lorsque le calme revint, ainsi que la lumière, les gens furent témoin d’un spectacle sans précédent. Etincelant au soleil au sein d’une terre dévastée, une haute structure verticale était visible d’une distance de plusieurs jours de marche. Longtemps, l’objet émit des sons stridents, désagréables, tandis que sa hauteur diminuait jusqu’à ce qu’elle ait complètement disparu dans le sol. A sa place ne restait plus qu’un «orifice» béant, vertical, immense.
Au fil de notre exposé des faits, nous présenterons plusieurs extraits d’Oloko qui témoignent nettement en faveur de notre hypothèse, si l’on reconnaît l’évidente nature technologique des descriptions qui le jalonnent. Il est surprenant que les traducteurs et analystes des textes n’aient pas fait le rapprochement.
Nous commencerons par une reconstitution détaillée des événements, afin de tracer une image complète de ce qui précéda et accompagna la catastrophe de 1908.
Les chamans des tribus indigènes furent les premiers à avoir connaissance d’une menace imminente. Deux mois avant l’explosion, des rumeurs de fin du monde se répandirent à travers la taïga. Se déplaçant d’une communauté à l’autre, les chamans alertèrent les gens d’un cataclysme prochain. Les clans commencèrent à déplacer leurs troupeaux depuis les hauts plateaux de la Tunguska et de Podkamenaya vers

la Nizhniaya et plus loin encore vers la rivière Lena.
L’exode des Evenk fut déclanché immédiatement après un suglan (rassemblement de tous les clans nomades évoluant à proximité les uns des autres) qui eut lieu au mois de Teliat (mai). A l’issue d’une réunion secrète, les anciens avaient conclu que le par­cours cyclique… de leurs transhumances devait être modifié et que les clans devaient se déplacer ensemble selon un nouvel itinéraire.
Une grande cérémonie fut organisée au cours de laquelle le «Grand Chaman» annonça la «fin du monde». Les ancêtres affirmèrent la nécessité de quitter les lieux traditionnels. Personne ne devait y demeurer après le mois de Teliat, au mois de Muchun (juin) ; ainsi dirent les ancêtres… Les gens d’en haut veulent visiter Dulia (

la Terre)… Personne ne doit assister à cela.

Aussi les nomades se déplacèrent à travers la taïga… Suivant leur instinct et corroborant les dires des chamans, les animaux sauvages s’enfuyaient. Les oiseaux abandonnaient leurs lieux de nidification, les cygnes décampaient des lacs et les poissons disparaissaient des rivières.
Une immense étendue de taïga, de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés, fut désertée par sa faune. Seuls ceux qui n’accordèrent pas crédit aux chamans demeurèrent dans la zone dangereuse. Tout cela semble clair. Manifestement, les chamans qui «parlaient avec l’esprit des ancêtres» avertirent de bonne heure des événements à venir. Les animaux, les oiseaux, les poissons réagirent instinctivement à l’approche du danger, percevant l’influence négative de l’augmentation du champ électromagnétique terrestre dans cette partie de la taïga. Après avoir étudié les textes d’ Olonkho, avoir parlé à des chasseurs et aux témoins encore en vie, nous avons acquis l’impression que le complexe en question est éparpillé dans différentes parties de la taïga et généralement situé sous terre.

L’Installation : centrale énergétique.

La destruction ou la déviation de météorites et astéroïdes semblent être obtenue au moyen d’un champ de force véhiculé sous forme concentrée par des sortes des structures électromagnétiques semblables à des sphères lumineuses incandescentes. Cela s’apparente au phénomène de la foudre en boule, à ceci près que la taille de la plus grosse foudre en boule connue de la science mesurait environ deux mètres de diamètre, alors que les sphères qui seraient utilisées pour dévier ou détruire des météorites auraient des dimensions gigantesques : quelques 60 mètres de diamètre !
Ce que des milliers de personnes ont vu en 1908, dans une large partie de la Sibérie était le vol de ces sphères, que ces témoins ont identifiées à un essaim d’énormes foudres en boules.
Ces «sphères de plasma» sont apparemment produites par une centrale énergétique enfouie profondément sous terre en un lieu délibérément choisi, associé à une zone géophysique particulière de la planète : l’anomalie magnétique de l’est sibérien. La revue Teknika Molodiozhi (n°1, 1984) la désigne comme «une super-anomalie magnétique dont la source se situe à une profondeur égale à la moitié du rayon terrestre». En d’autres termes, cette centrale tirerait son énergie de la planète et serait, en somme, elle-même la cause de l’anomalie magnétique.

Deux mois avant l’explosion, des préparatifs s’engagèrent pour parer à l’approche de la météorite de Tunkuzka (Kulik avait donc raison sur le fond : il s’agissait bien d’une météorite), confirmés par la réaction des chamans et de la faune de la taïga. Environ dix jours avant l’explosion, l’Installation située dans la Vallée de

la Mort entra en activité. Ce fut l’activation de la centrale et la montée en énergie en vue de la génération des sphères électromagnétiques qui affecta l’environnement et fut la cause de l’apparition d’anomalies atmosphériques importantes liées à une tension accrue du champ magnétique terrestre.


Les effets produits par l’Installation furent si puissants qu’au cours des dix jours qui précédèrent l’explosion, dans de nombreux pays d’Europe autant qu’à l’ouest de

la Sibérie, les nuits connurent une illumination inhabituelle, comme si ces pays étaient le théâtre du phénomène de «nuit blanche» familier des étés de hautes latitudes. Partout, dans les lueurs de l’aube et du crépuscule, apparurent des nuages argentés s’étendant d’est en ouest; formait le long des lignes de force comme ceux qui se produisent entre les pôles d’un aimant. L’impression régnait, comme le nota le chercheur E. Krinov, qu’un phénomène naturel inhabituel se préparait. Plusieurs années plus tard, des chercheurs de Tomsk découvrirent une publication oubliée, d’un certain profes­seur Weber faisant état d’une forte perturbation géomagnéti­que observée dans un laboratoire de l’université de Kiel, en Allemagne. Le phénomène dura pendant les trois jours qui précédèrent l’intrusion de la météorite du Tunguska et prit fin dans l’heure même où le bolide explosa au-dessus du plateau central sibérien.

 

La météorite de Tunguska et les « Terminateurs ».

Les dix jours s’écoulèrent et, le matin du 30 juin 1908, un objet venant de l’espace pénétra l’atmosphère terrestre à une grande vitesse sur une trajectoire sud-est nord-ouest. La détermination de la trajectoire est un élément important dans l’enquête car, comme nous le verrons, plusieurs objets, provenant de directions différentes, convergeaient dans le ciel de la taïga vers le lieu de l’explosion. L’incohérence apparente des témoignages induisit la confusion chez les chercheurs, car des témoins situés très loin les uns des autres observèrent simultanément plusieurs objets sur des trajectoires différentes, bien que convergeant vers le même point. C’est ce qui suscita l’hypothèse qu’il s’agissait d’un vaisseau spatial effectuant des man?uvres dans le ciel.

Trente-huit minutes avant la destruction de la météorite, le complexe de la Vallée de

la Mort entra dans sa phase d’action la plus intense : la génération des sphères que, par commodité; nous appellerons les «terminateurs». A la mine de Stepanovsky (non loin de la ville d’Yuzhno-Eniseisk

), un séisme advint trente minutes avant la chute de la météorite. Un témoin de l’événement, posté près d’un petit lac, sentit le sol trembler sous ses pieds. II fut soudain envahi d’un sentiment profond, inhumain, inexplicable, de peur ; comme si une force intérieure le poussait à s’éloigner du lac. À cet instant, l’eau du lac commença à baisser, s’écoulant par le fond, qui apparut aussitôt et s’ouvrit comme deux feuilles qui s’écartent. Des échancrures marquaient les rives des deux énormes lèvres de l’ouverture. Habité d’une terreur animale, le témoin prit ses jambes à son cou Après avoir couru une bonne distance, il trébucha sur une plante, tomba et, se relevant, regarda en arrière pour voir une colonne de lumière étincelante monter du lac. Au sommet de celle-ci se trouvait une boule. Tout cela s’accompagnait d’un terrible rugissement et bourdonnement. Ses vêtements commencèrent à roussir et il fut brûlé au visage et aux oreilles par les radiations…
Cette histoire s’accorde de manière étonnante avec l’épique Olonkho ; tandis que les récits des anciens citent une région dénommée Tong Duurai… où coule la rivière Ottoamokh? («trous dans le sol») et recelant des puits de profondeur insondable connus sous le nom de «gouffres ricanants». Les légendes racontent que des tornades flamboyantes s’en échappent. Après une longue période d’accalmie, environ un siècle avant chaque forte explosion ou série d’explosions, se produisait un événement moins important. Une fine colonne de feu jaillissait de «la bouche de fer». A son sommet apparaissait une très grosse boule. Elle était escortée en vol par une suite, «un essaim de tornades mortellement sanglantes» qui ravageaient toute la région.
Accompagnée de quatre coups de tonnerre successifs elle montait à grande hauteur et s’éloignait laissant derrière elle une traînée de feu et de fumée». Ensuite une salve d’explosions résonnait au loin…
II est remarquable que les légendes Yakut contiennent autant de références à des explosions, des tourbillons de feu et le lancement de sphères incandescentes émises par des «orifices crachant la fumée et le feu» munies d’un «couvercle de fer», sous lequel se cache une contrée souterraine. Elle héberge un scélérat de feu «qui sème la contagion et lance des boules de feu» : le géant Uot Usumu Tong Duurai (qui signifie approximativement «l’étranger criminel qui a percé la Terre et se cache en profondeur, détruisant tout alentour avec une tornade de feu»)

Témoins oculaires.

Ainsi parlent les légendes. Mais voici le récit de G.K. Kulesh, observateur dans une station météo de Kirensk, à environ 460 km du site de l’explosion de Tunguska :
Le 30 juin de 07h15 à 08h00 environ, un étrange phénomène fut observé dans le nord­-ouest de
Kirensk
. Comme j’étais occupé à enregistrer les données des instruments météorologiques, je ne l’ai pas vu moi-même mais je livre l’essentiel de ce que relatent les témoins…… vers 07h17, dans le nord-ouest, apparut un pilier… … incandescent d’environ quatre sagens (plus de 8 m) de diamètre en forme de pointe de lance. Lorsqu’il… …disparut, cinq puissantes détonations se firent entendre, comme des coups de canon se succédant rapidement. Un nuage épais apparut alors à cet endroit. [Italiques grasses de l’auteur]. Par deux fois et à 15 minutes d’intervalle, de nouvelles déflagrations furent entendues. Le passeur, ancien soldat, homme intelligent et à l?esprit ouvert, compta 14 coups en trois séries. Etant en service au bord de la rivière il assista de bout en bout à l’événement.
Beaucoup de gens virent la colonne de feu, mais les détonations furent entendues par un bien plus grand nombre encore. Des paysans du village de Karelinaya, qui se trouve à, 20 versts (21 km) de Kirensk dans le proche Tunguska, étaient en ville. Ils déclarèrent avoir perçu une puissante secousse tellurique, au point que des vitres furent brisées dans les maisons? le tracé du barographe corrobore cette information.

Dans les archives de l’ancien observatoire magnétique et météorologique de Irkutsk, des enquêteurs trouvèrent des notes de la main de A.K. Kokorine, observateur dans une station météo sur la rivière Kezhma, à environ 600 km de l’épicentre de l’explosion de Tunguska. Dans les pages de juin 1908 de son journal d’observations, la rubrique «notes» contient une mention particulièrement importante. Elle témoigne du fait qu’il y avait certainement plus d’un objet dans le ciel à ce moment.
A 07h00 deux gigantesques sphères de feu apparurent au nord et disparurent quatre minutes plus tard. Peu de temps après, un grand bruit, analogue à celui du vent, se fit entendre comme se déplaçant du nord au sud. Cela dura environ cinq minutes et fut suivi de bruits de tonnerre, comme de très puissants coups de canon qui firent trembler les fenêtres. Ces coups, suivis d’un claquement semblable à un coup de fusil, durèrent deux minutes. Cela se produisit en plein jour.


A ce moment-là, T. Naumenko observait le vol d’une sphère depuis le village de
Kezhma qui se trouve sur la rivière Angara. II affirma que le diamètre apparent de l’objet était supérieur à celui de la Lune et qu’il traversa devant le Soleil qui, à ce moment, était à 27° au-dessus de l’horizon. Au même moment, la météorite de Tunguska passa au-dessus du village de Mironovo

(58°14′ N, 109°29′ E).
Les premiers à voir le vol d’un des «terminateurs», porteur d’une puissante charge électromagnétique, furent les habitants du village de
Alexandrovka (dans le sud de l’Altai
), situé à près de 1.500 km du site de l’explosion.
Le récit de Nikanorovich Kudriavtsev, qui assista au passage de la sphère incandescente, comporte des détails indiquant la nature électromagnétique du «terminateur».
…il faisait bien clair le 30 juin 1908 … j’étais assis en face d’une fenêtre orientée vers le nord-ouest. Notre village,
Alexandrovka, s’étire dans une gorge… De l’autre côté du village, sur la crète Semi se dresse le pic du mont Gliaden. A sept heures du matin, le Soleil était levé mais n’émergeait pas encore de la montagne. Alors, soudain, une sphère brillante apparut dans le ciel et augmenta rapidement en taille et en luminosité. Elle se déplaçait vers le nord-ouest. Elle avait la di­mension apparente de

la Lune, mais était plus brillante, sans être aveuglante, car on pouvait suivre sa trajec­toire sans la quitter des yeux. Elle se déplaçait très rapidement, émettant une traînée de fumée blanche plus large que la sphère elle-même. Dès l’apparition de la sphère, tous les environs furent baignés d’une lumière étrange qui n’augmentait pas régulièrement mais de manière fluctuante, par éclats ondoyants. Il n y eut pas de bruit, pas de vrombissement, mais la lumière fluctuante, non naturelle, engendrait une sorte de peur, d’angoisse… [Italiques grasses de l’auteur].


Questionné par le Dr. F. Landberg à
Kansk le 11 octobre 1921, Ye. Sarychev indiqua :
Au moment où le bruit commença, apparut dans le ciel une luminescence de forme ronde, d’à peu près la moitié de la taille de

la Lune, assorti d’une teinte bleuâtre, volant rapidement selon une trajectoire qui allait de Filimonovo vers Irkutsk. Cette brillance laissait une traînée en forme de bande bleuâtre pâle qui s’étirait sur la quasi totalité de la trajectoire puis disparaissait à partir de son origine. La brillance disparut derrière la montagne sans s’éteindre. Je ne pus mesurer la durée du phénomène, mais ce fut très court. Le temps était tout a fait clair et calme.


Simultanément, le vol d’un objet aérien fut observé au sud du territoire de Krasnoyarsk, à 60 km au nord de Minusinsk, soit 930 km de l’explosion, mais sur une trajectoire différente. A peu près au même moment, un objet fut aperçu dans la région de la communauté de Nizhneye-Ilimskoye, à 418 km du site de l’explosion. Enfin, on put confirmer qu’un objet aérien survola le village de Preobrazhenka qui se trouve sur la rivière Nizhniaya (basse) Tunguska. Tous ces objets évoluèrent dans la même direction, vers un même but : la zone d’explosion de Shishkov et Kulik et le cratère de Voronov !

Zone des explosions dans la région de Tunguska

Vues satellites de ces trois zones :
1 site d’explosion dit de Shishkov
http://maps.google.com/maps?ll=60.545126,103.696518&spn=0.168403,0.424004&t=k&hl=fr
2 site d’explosion dit de Kulik http://maps.google.com/maps?ll=60.959717,102.323890&spn=0.339440,0.824524&t=k&hl=fr
3 cratère Voronov http://maps.google.com/maps?ll=61.293328,100.728149&spn=0.336510,0.824524&t=k&hl=fr

II ressort clairement des témoignages que les objets observés dans différentes parties de la taïga ne pouvaient être des météorites. Un certain nombre d’entre eux s’inscrirent sur des trajectoires différentes convergeant vers un même point. Très curieusement, bien qu’ayant longuement questionné les témoins, les scientifiques et les chercheurs ne prirent pas conscience, de la différence qu’il y avait entre le comportement d’une météorite et celui des «terminateurs» se dirigeant vers elle pour la détruire. La traversée de l’atmosphère par une météorite est un phénomène bien connu : cela ne dure que quelques secondes, la vitesse est très élevée, entre 6 et 22 km/s, la trajectoire est rectiligne et oblique par rapport à la surface terrestre et le… bolide laisse une traînée de feu et de fumée qui peut s’étendre sur 200 ou 300 km et ne se disperse qu’au bout de plusieurs dizaines de minutes.
Les rapports des chercheurs et scientifiques ne font état que d’un seul objet sur la Tunguska. Or les témoignages et les indices récoltés par ces même chercheurs
montrent, sans doute possible, qu’il y eut plusieurs objets sur des trajectoires différentes et surtout que certains se déplaçaient lentement, parallèlement à la surface terrestre, s’arrêtaient même, changeaient de cap et de vitesse, bref, qu’ils manoeuvraient.

Cela exclut totalement l’hypothèse de météorites ou de comètes, incapables de se comporter de cette façon. Il est impossible que des milliers d’observateurs se soient trompés sur ce qu’ils observèrent dans un ciel sans nuages. Des personnes situées dans un rayon de plus de 800 km autour du point de chute de l’intrus ont remarqué le vol inhabituel d’imposants objets incandescents suivis de traînées arc-en-ciel. L’élément déterminant réside dans les différences d’aspects et de comportements de ces «terminateurs».
Après que les «terminateurs» aient été engendrés par les silos de l’Installation, ils rejoignirent un point de contrôle d’où leurs mouvements furent coordonnés pour converger vers la destruction de la météorite. A certaines cotes de leurs parcours, les sphères s’immobilisèrent pour ajuster leurs positions, puis repartirent à très grande vitesse, vrombissant vers leur objectif.

Voici un extrait du récit d’un témoin qui habitait le village de
Moga, sur

la Nizhniaya Tunguska, à 300 km à l’est du lieu de l’explosion. Ce texte explicite fut reproduit dans le livre de Yury Sbitnev Echo : “..J’avais onze ans et je me souviens bien. Je m’étais levé tôt… Il faisait clair, sans nuages… Notre maison était ici même, où elle est toujours, sur la colline. J’étais en train de battre la faux.
Je martelais, mais perçu un bruit qui semblait venir d’ailleurs. J’arrêtai mon geste et tendis l’oreille, un grand bruit se fit entendre. Le ciel était parfaitement clair, sans un nuage. A l’époque il n’ y avait là-bas aucun avion ni hélicoptère, évidemment ; nous ne connûmes cela que beaucoup plus tard. Mais il y avait ce bruit ; ce n’était pas comme de l’orage, cela augmentait, vrombissait de plus en plus fort…

Soudain un deuxième soleil glissa dans le ciel. Le nôtre, le vrai, me chauffait la nuque, mais celui-ci me tapait dans l’oeil. Je ne pouvais regarder, tout devint noir. Je me précipitai dans la maison et ce nouveau soleil brillait à travers cette fenêtre et sa lumière se déplaçait sur le feu, comme ça…
Comme la majorité des maisons russes au bord des rivières du nord, la maison avait ses fenêtres orientées au sud. Il y avait une petite fenêtre du côté nord-ouest et c’est par là que ce “soleil” dardait ses rayons, illuminant de rouge la face blanche du grand poêle russe. Cette lumière se déplaçait de gauche à droite, vers l’est, tandis que le Soleil éclairait l’autre face du poêle à travers les autres fenêtres. Je regardai ce “soleil” qui éclairait par la petite fenêtre et je restai bouche bée.
Je n’avais jamais rien vu de semblable, et le bruit continuait.
Cela ne s’arrêtait pas. Mon grand-père s’assit sur le poêle et commença à psalmodier une prière. Il chanta et me dit : “Stiopa, prions ! Vous tous, priez ! Voici que cela arrive… c’est venu…» [Les chamans avaient prédit la fin du monde].
Quelle prière ? Je voulais me sauver et je ne savais où. Le bruit était partout. Et une boule enflammée venait vers nous. Elle se déplaçait sur le poêle et
alors elle s’arrêta…

La sphère incandescente apparue dans un ciel sans nuages, s’approchait du sol dans un grondement. Elle grandissait à vue d’oeil et devenait tellement brillante qu’on ne pouvait plus la regarder. A un moment donné, le grondement devint un mugissement et elle s’arrêta au dessus du sol, comme le Soleil au moment de se coucher. Il est difficile de dire combien de temps elle resta immobile, mais ce fut assez pour me laisser en mémoire une empreinte indélébile. Je n’osai regarder dehors, mais c’est la lumière sur le poêle qui me permit de savoir qu’elle s’était arrêtée. Soudain le rayon balaya un instant la surface du poêle, la sphère partit à très grande vitesse dans un épouvantable bruit de tonnerre et la terre trembla. Je fus jeté à terre et la vitre de la fenêtre implosa comme si quelqu’un l’avait poussée de l’extérieur… Je n’y restai pas longtemps, je bondis en pensant «où est grand-père, a-t-il été projeté ?» II était couché sur le ventre au bord du poêle et il me demandait «Stiopa qu’est-ce que c’est, Stiopa qu’est-ce que c’est ?» Il était pâle et… tout mouillé… Je crois que le sol tremblait encore, le plancher bougeait sous mes pieds, ou était-ce mes jambes qui tremblaient ? C’était terrifiant.
Personne ne comprenait où était allé ce soleil. Il brillait l’instant d’avant, si fort que cela avait oblitéré toutes les ombres. La lumière éclatante avait supprimé toutes les formes agréables, familières. Du brin d’herbe au cèdre, tout avait soudain changé d’aspect. Les couleurs avaient disparu ainsi que le relief des choses, leur chaleur, leur tendresse ; notre monde était modifié ?
A en juger par les détails de cette narration, le témoin avait dû se trouver à proximité du lieu où une sphère «terminateur» avait été générée ; en d’autres termes, tout près d’un de ces piliers d’énergie (tornades de feu) éjectant le «terminateur» vers la surface.

La description recueillie par Sbytnev comporte un élément important :
Quelqu’un vit aussi un pilier de feu descendant de la boule incandescente, et pendant un moment apparut une sorte d’arbre gigantesque avec une couronne de feu
. Quelqu’un remarqua que cette rugissante gerbe de lumière éjecta une autre boule qui fila vers l’est. D’autres cependant dirent qu’il n y avait pas eu de deuxième sphère, mais que ce soleil lui même s’était projeté en oblique.
Beaucoup le virent et il y eut de nombreuses versions différentes. Mais tout le monde était d’accord sur le fait que cet objet flamboyant s’était arrêté un moment au dessus du sol, avec un intense vrombissement… Alors il y eut une sorte d’explosion ;
le sol trembla, l’objet démarra rapidement et s’éleva dans un grand bruit. Puis cela diminua, l’éclat de lumière faiblit jusqu’à ne plus pouvoir être distingué dans le vaste espace du ciel. La chose avait été là ; l’instant d’après elle était partie… ” [Italiques grasses de l’auteur].

Semant une tempête de cailloux, faisant jaillir l’éclair,
retentir le quadruple tonnerre derrière lui,
Niurgun Bootur vole sans dévier.

Un examen attentif d’Olonko mène à une conclusion importante. Certains éléments du poème correspondent exactement à des événements qui se produisent périodiquement sur la toundra sibérienne. Il est clair qu’Olonko fait écho aux récits des témoins. En voici encore quelques lignes :

A trois jours de marche, vous verrez monter la fumée,
s’élargissant en haut comme un champignon.
La terre environnante se couvrit de poussières et de cendres.
La fumée tournoya épaisse et noire, montant au ciel en nuage noir, obscurcissant le Soleil.


A différentes époques, ce spectacle fut observé par des milliers de personnes. Parmi les récits de cette nature, un des plus intéressants est le rapport qu’I.V. Bogatyrev trouva dans les archives de la Marine d’Etat de l’URSS, il émane du Baron de Bij, Ambassadeur des Pays Bas :
Le 2 avril 1716
[soit le 13 avril de notre calendrier grégorien]

, le deuxième jour après les fêtes de Pâques, vers neuf heures du soir, dans un ciel pur sans nuages, apparut un météore extrêmement brillant dont voici la description. Dans le ciel, vers le nord-est s’éleva de l’horizon un nuage très dense, pointu au sommet et large à la base. Il monta si vite qu’en moins de trois minutes il fut à mi-distance du zénith.
A l’instant où ce nuage sombre apparut, une énorme comète brillante approcha du nord-ouest à une hauteur d’environ 12° au-dessus de l’horizon. A cet instant un autre nuage sombre s’éleva à l’ouest, montant un peu plus vite à la rencontre du précédent. Dans le nord-est, entre ces deux nuages, se forma une colonne de lumière brillante qui, pendant plusieurs minutes, demeura dans la même position, tandis que le nuage venu de l’ouest la rejoignit à une vitesse incroyable et entra en collision avec l’autre nuage. L’impact fut tel qu’il émit une large flamme dans le ciel, accompagnée par de la fumée et d’une luminescence qui s’étendit du nord-est à l’ouest. La fumée monta jusqu’à 20° au-dessus de l’horizon, traversée constamment dans toutes les directions par des jets de flammes, comme s’il y avait un combat entre plusieurs armées ou marines.
Ce prodigieux spectacle dura un bon quart d’heure dans sa phase la plus brillante et commença ensuite à pâlir progressivement pour terminer sous la forme d’un essaim de flèches lumineuses qui montèrent jusqu’à 80° sur l’horizon. Le nuage qui était monté à l’est se dissipa, ce que fit l’autre un peu plus tard, si bien qu’à dix heures du soir le ciel fut à nouveau dégagé et plein d’étoiles. On a peine à imaginer la terreur qu’inspirait cette collision des deux nuages, leur pulvérisation, la gerbe de nuages plus petits qui jaillirent à vitesse énorme vers l’ouest, et la flamme qui jaillit de cela, aveuglante, dans un bruit de tonnerre.

L’intallation : prouesse de haute technologie.

Lorsqu’on analyse les conséquences des explosions qui se sont produites dans la taïga sibérienne au cours des cents dernières années, on éprouve un pincement de coeur et un sentiment de gratitude et d’admiration à l’égard de la puissance créatrice de ceux qui, il y a des milliers d’années, ont conçu un dispositif destiné à protéger notre belle planète et ses habitants. Le premier choc infligé à la météorite, alors qu’elle se trouve encore loin de la Terre, la dévie suffisamment de sa trajectoire pour que les conséquences des explosions qui la détruisent, se produisent loin des régions peuplées !

Les preuves et témoignages s’accumulent pour indiquer qu’en 1908 au Tunguska, une météorite fut détruite par des sphères de plasma dirigées, dites «exterminatrices», utilisant une technologie capable de compenser sa chute pour en tirer une force explosive, alors que l’humanité ne disposait pas de ce savoir faire.

Revenons au 30 juin 1908 et aux événements rapportés par les témoins oculaires. L’ensemble du phénomène se déroula à peu près selon le scénario suivant. Vers 07h15 du matin, la météorite surgit sur une trajectoire sud-est à nord-ouest.
A Preobrazhenka, I.M.Volozhin vit «une bande de fumée d’où s’échappaient des langues de feu» se déplacer à travers le ciel. C’était la météorite se précipitant vers
la Terre.
Les habitants de la région de Kirensk rapportèrent : …une colonne incandescente d’environ 6 m de diamètre et en forme de lance apparut au nord-ouest. Lorsqu’elle disparut, on entendit cinq détonations brèves et puissantes, comme des coups de canon, se succédant rapidement…
Depuis le comptoir commercial de Teteria, dans la direction du nord et depuis d’autres localités (Kezhma, Nizhne-Ilimsk, Vitim) qui ne se trouvent pas sur une même ligne, on observa ces «piliers de feu»…

Une lueur rouge lors de l’apparition des sphères, avant l’explosion.

L’émergence des «exterminatrices» à la surface de la croûte terrestre constitue la phase la plus énergétique de l’évènement, les «piliers d’énergie» et les «exterminatrices» émettant une lumière blanche intense, similaire à celle d’un arc de soudure. L’intensité lumineuse était telle que les témoins eurent l’impression que tout l’environnement avait disparu ou s’était obscurci. Après cette phase, le niveau d’énergie diminuant, les piliers et les «exterminatrices» virèrent au rouge, illuminant la région préalablement à l’explosion. Interviewé à Vanavara, Maxim Kainachenok, un Evenk (peuple de Sibérie) d’une cinquantaine d’années, raconta :
…Mes parents s’étaient arrêtés sur la Segochamba. La terre se mit à trembler et on entendit du tonnerre. Il y eut d’abord un rougeoiement, puis le tonnerre. La lueur rouge ne venait pas de Vanavara. Au moment de la chute de la météorite, mon oncle Axenov sortit pour s’occuper des rennes et raconta que, pour commencer, au dessus du lieu de l’explosion tout devint noir, puis rouge, et qu’ensuite il entendit le tonnerre…
Cela fut confirmé par Anna Yelkina, une Evenk de 75 ans qui habitait Vanavara :
Tôt le matin… un peu plus haut que le Soleil il y eut un coup de foudre. Très haut. Le ciel entier devint rouge, et pas seulement le ciel : tout devint rouge aux alentours, la terre et le ciel. Un grondement puissant se fit entendre. Un bruit de cloche, comme si des gens frappaient sur du fer. Le tonnerre dura environ une demi-heure…

Le vol des «exterminatrices».

Immédiatement après l’apparition des colonnes de lumière, les brillantes sphères «exterminatrices» entamèrent leur périple vers le lieu de l’explosion. N. Ponomarev, du village de Nizhne-Ilimsk, fit un témoignage similaire à ceux de milliers d’autres :
A 07h20, on entendit, près de Nizhne-Ilimsk, un grand bruit qui se mua en roulements de tonnerre… Certaines maisons en furent secouées. De nombreux habitants virent qu’avant ces sons «un corps incandescent de la forme d’une bûche» se déplaçait rapidement au-dessus du sol du sud vers le nord-ouest. Immédiatement après, un fracas retentit et, à l’endroit où l’objet incandescent avait disparu, on vit du feu, puis de la fumée…
K.A. Kokorin, un habitant de Kezhma, répondit, en 1930, aux questions de Ye.L. Krinov :
Trois ou quatre jours avant la fête de St. Pierre, vers huit heures du matin au plus tard, j’entendis ce qui ressemblait à une canonnade. Je me précipitai dans la cour qui est orientée à l’ouest et sud-ouest. Les bruits continuaient et je vis, au sud-ouest, environ à mi-hauteur entre l’horizon et le zénith, une boule rouge qui se déplaçait ; des raies multicolores apparaissaient à ses côtés et derrière.
Au même moment, à Kirensk, des témoins observaient, vers le nord-ouest, une boule incandescente rouge qui, selon certains se déplaçait horizontalement, selon d’autres plongeait vers le sol.
Non loin des chutes de la Mursky (près du village de Boguchany) jaillit un éclat de lumière bleuâtre et un objet incandescent, nettement plus gros que le Soleil, se précipita depuis le sud en laissant une large traînée lumineuse…

Interception de la météorite.

La météorite fut interceptée par une «exterminatrice» qui la percuta par le haut, réduisant brutalement sa vitesse et libérant une telle quantité d’énergie, combinée avec celle de l’exterminatrice, que cela fit littéralement fondre la matière de la météorite.
Dans le numéro du 2 juillet [calendrier julien : soit 15 juillet grégorien] 1908 du journal d’Irkutsk, le Sibir, le correspondant S. Kulesh écrit :
[NDT : en 1908, la Russie utilisait encore le calendrier julien, le calendrier grégorien ne fut adopté qu’en 1917, après la révolution. Depuis 1582, le décalage avait atteint 13 jours]
Le matin du 17 juin [30 juin], dans le village de Nizhne-Kerelinskoye (à quelques 215 km au nord de Kirensk), les paysans observèrent, dans le nord-ouest, bien au-dessus de l’horizon, un objet dégageant une lumière bleue-blanche d’exceptionnelle intensité (impossible à regarder) se déplaçant vers le bas pendant dix minutes… En approchant du sol (forestier), l’objet incandescent sembla fondre. Un immense nuage de fumée noire apparut à sa place, accompagné d’un bruit énorme (qui n ‘était pas la foudre), comme une chute de pierres ou une canonnade. Tous les bâtiments furent secoués. Au même instant, des flammes de toutes les formes commencèrent à jaillir du nuage...
Voici le récit de S.B. Semionov, qui se trouvait à Vanavara, à 100 km du lieu du désastre :
…Brusquement, loin au-dessus des arbres, une large langue de feu déchira le ciel vers le nord et l’embrasa. je ressentis une telle chaleur que j’eus l’impression que ma chemise avait pris feu. Je voulus crier, arracher le vêtement, mais à cet instant le ciel se referma brutalement dans un bruit énorme. Je fus projeté au sol à trois sagens (4,5 m). Au moment où le ciel s’était ouvert, un vent chaud était passé sur les maisons, comme un coup de canon, laissant au sol des traînées et abîmant les gros oignons. On découvrit alors que de nombreuses vitres avaient éclaté et que le moraillon en fer de la porte de la grange était brisé…
P.P. Kosolapov, qui s’était tenu près de Semionov, senti une brûlure aux oreilles mais ne remarqua aucun phénomène lumineux. A cinquante kilomètres de l’explosion, les vêtements des gens se mirent à roussir par la chaleur insupportable qui leur parvint du fond de la taïga. A soixante kilomètres, personne ne pouvait supporter le contact brûlant du sol. A six cents kilomètres, l’éclat obscurcit le Soleil.

Des forces explosives compensées.

Questionnés par les scientifiques, les habitants racontèrent qu’en certains lieux, juste avant la terrible explosion, des arbres, des yourtes et des pans de collines furent aspirés vers le ciel, tandis que dans les rivières, des mascarets se propagèrent à contre-courant. Ces observations indiquent sans aucun doute qu’une implosion eut lieu, provoquant une aspiration centripète, tandis que simultanément une composante agissait dans le sens inverse, car les arbres autour de l’épicentre du souffle furent couchés radialement vers l’extérieur. Cette opposition des effets révèle une technologie compensatrice des forces explosives. Les rapports de nombreux témoins permettent d’élaborer le scénario d’une onde de choc dont les pressions furent distribuées de manière bien ordonnée.
Les rapports de recherches et les interviews comprennent un nombre important de données qui n’ont pas, à l’époque, retenu l’attention des spécialistes. Par exemple, des indications selon lesquelles les chocs, les bruits et les éclairs qui accompagnaient l’explosion ont été décrits différemment par des témoins qui se trouvaient à peu de distance les uns des autres, certains les ayants qualifiés de terrifiants et d’autres d’insignifiants, voire, imperceptibles.
Certains témoins qui furent assez près du lieu de l’explosion affirmèrent ne pas avoir perçu de souffle, ni de mouvements du sol, alors que dans d’autres communautés, situées à 600 km de l’épicentre, les maisons tremblèrent, les vitres volèrent en éclats et les parois des foyers fermés se fendirent.
Autrement dit, fonde de choc principale de l’explosion semble avoir été compensée de manière à ce que le moins de monde possible en souffrit, bien qu’il s’avéra impossible d’éviter des victimes surtout parmi les animaux (des milliers de rennes et quelques humains, qui n’avaient pas accordé crédit aux avertissements des chamans et étaient resté dans la zone dangereuse, périrent).
Ce n’est pas la première fois que les chercheurs rencontrent un cas de recours à une technologie de compensation de forces explosives. Le processus et les effets de l’explosion du Tunguska ressemblent à ceux de l’événement du 12 avril 1991 à Sasovo, à 500 km au sud de Moscou. Un examen détaillé indique que, dans les deux cas, la force principale de l’onde de choc et les effets d’explosions gigantesques furent, en quelque sorte, évacués vers un espace (une dimension) différent !
Un des signes spécifiques révélateur d’une technologie explosive compensatoire est le bruit caractéristique précédent et concluant le souffle principal. Tant à

la Tunguska qu’à Sasovo, (où se forma un cratère de 28 m de diamètre sur 3,5 m de profondeur au plein milieu de la ville), le fracas de l’explosion proprement dite fut précédé et puis suivi d’un son que les témoins du Tunguska décrivirent comme «semblable à du vent qui soufflait du nord au sud». D’autres évoquèrent ce bruit comme celui du passage d’un obus de trois pouces. Remarquez que ce bruit précédait l’explosion et se fit aussi entendre après, comme si un objet s’éloignait du lieu du désastre. Dans le cas de Sasovo, les témoins comparèrent le bruit à celui d’un avion à réaction qui tombait ou qui s’éloignait.
Voici le témoignage de Nikitina, une femme qui travaillait à la gare de Sasovo :
Il y eut soudain un vrombissement croissant ; les murs de la tour de contrôle où je me trouvais se mirent à trembler. Vint alors une explosion monstrueuse. Les vitrages s’écrasèrent au sol…
Ensuite les témoins décrivent un bruit qui semblait s’éloigner.
Globalement, tout cela produit la séquence suivante :
1. un vrombissement croissant ;
2. une puissante explosion ;
3. un «bang», type supersonique, et un vrombissement décroissant, (comme celui d’un jet qui s’éloigne de l’observateur).
Le recours à une technologie de compensation fait immanquablement penser que des forces intelligentes contrôlaient toute l’opération. Si ce n’avait pas été le cas, les effets des explosions auraient été infiniment plus dévastateurs, coûtant probablement la vie à des centaines de milliers de personnes.
Sur la météorite du Tunguska, le premier impact fut donné par une terminatrice qui frappa de haut en bas et était au rendez-vous à environ 10.000 m d’altitude. L’explosion fut accompagnée d’un éclair aveuglant dont les radiations calcinèrent la végétation et allumèrent des incendies dans un rayon de 25 km.

Distorsion espace-temps.

La prodigieuse décharge électromagnétique qui se produisit au moment de l’impact de la terminatrice généra une remagnétisation des sols et des effets extrêmement puissants sur l’environnement et sur la structure spatio-temporelle du site de l’explosion. Il en résulta un changement de l’écoulement du temps physique qui fut observé, des décennies plus tard, par des expéditions scientifiques. La distorsion de l’espace-temps suite à une puissante décharge électromagnétique est une composante de la technologie de compensation.
Si nous pensons que les OVNI utilisent ce même champ électromagnétique pour passer d’une dimension à l’autre, alors certains traits caractéristiques des récits donnés par les témoins du Tunguska nous permettent de considérer les événements sous un jour nouveau, et de mettre en lumière des détails remarquables qui ont, jusqu’ici, échappé à l’attention des chercheurs.
Voici le récit de Ivan Kurkagyr, le fils d’un témoin du Tunguska. Il contient la curieuse description de la manière dont, au moment de l’explosion - qui est une puissante décharge électromagnétique entraînant une distorsion des formes - des personnes et des animaux furent instantanément déplacés vers d’autres lieux. Autrement dit, ils subirent un transfert spatial.
…Il y avait un grand rassemblement de tentes. Le matin, on entendit du tonnerre. Un orage incroyablement bruyant éclata. Il démolit les tentes, transporta les gens dans l ‘air. Des personnes se retrouvèrent loin dans les marécages. Ils ne comprenaient pas… comment ils avaient pu être transportés là-bas. L’orage qui mit le feu à la taïga brûla aussi les rennes. Le feu se propagea. Il y avait là la tente d’un homme. Ce gars voulait rentrer chez lui. Il avait de l’argent dans son tursuk [sac en feutre]. Voyant le feu, il se précipita pour prendre l’argent. Il courut vers la rivière et les tentes. Le feu était en train de consumer les tentes [de ses voisins]. Les gens se jetèrent dans la rivière. Le feu passa sur l’eau. Ceux qui étaient dedans s’enflammèrent. Ils plongèrent, mais le feu alluma ceux-là aussi, brûlant leurs ‘têtes. Et ainsi ils périrent tous.
Un autre indice révèle l’effet puissant du souffle sur la structure de l’espace-temps. Au moment de l’explosion, le ciel s’ouvrit et les gens purent voir l’espace extérieur, le ciel étoilé, au-delà de l’atmosphère.
Questionnée en 1930 par Krinov, A.S. Kosolapova, fille de S.B. Semionov, déclara :
J’avais 19 ans et au moment de la chute de la météorite je me trouvais au comptoir commercial de Vanavara. Marfa Briukhanova et moi étions allées chercher de l’eau à la source. Pendant que Marfa puisait l’eau, j’étais debout près d’elle, face au nord. A cet instant, le ciel s’ouvrit devant moi, jusqu’au sol et je vis un jet de feu. Nous eûmes peur et je parvins à dire : «Pourquoi le ciel s’ouvre-t-il en plein jour ? Je sais que le ciel s’ouvre la nuit, mais jamais en plein jour». Juste après, lorsque le ciel se referma, nous entendîmes des coups, comme le canon…Au moment du premier impact, plusieurs sphères «exterminatrices» étaient en attente stationnaire, et leur énergie à haute fréquence grillait les sommets des arbres. Durant les dernières minutes avant l’événement final, plusieurs autres «exterminatrices» se précipitèrent vers la zone (qui reçut plus tard le nom de Kulik).
Parmi ceux qui virent les sphères incandescentes traverser le ciel, de nombreux témoins déclarèrent que leurs mouvements s’accompagnaient d’une lumière éblouissante et d’une forte émission de chaleur. Voici comment cet événement apparut au chantre admiratif du poème Olonko :

Kiun Erbiie
Insaisissable en vol, sans ombre,
Le rapide héraut - messager du Dyesegei céleste,
A la cotte de maille étincelante,
Plus rapide que l’éclair, Kiun Erbiie, le champion.
Il vola, une étoile en chute, seul sifflait l’air derrière lui…
Il fila comme une flèche audelà des limites du ciel jaune de l’ouest,
Vers la pente abrupte inférieure du ciel au-dessus de l’abîme.
Il vola en hauteur - seul retentit le tonnerre…
Un feu bleu brûlait derrière lui, un feu blanc se déchaînait dans son sillage,
Des étincelles rouges dansaient en essaim,
Une lueur jaillit dans les nuages…

Ce qui est remarquable, c’est que «les limites du ciel jaune de l’ouest» signifie exactement la région du Tunguska Podkamennaya !

Fragments de météorites.

Vues satellites actuelles de ces trois zones :
1 site d’explosion dit de Shishkov
http://maps.google.com/maps?ll=60.545126,103.696518&spn=0.168403,0.424004&t=k&hl=fr
2 site d’explosion dit de Kulik http://maps.google.com/maps?ll=60.959717,102.323890&spn=0.339440,0.824524&t=k&hl=fr
3 cratère Voronov http://maps.google.com/maps?ll=61.293328,100.728149&spn=0.336510,0.824524&t=k&hl=fr

Ils ont vu les “sphères terminatrices”...

Des témoignages oculaires de la destruction de météorites au-dessus de

la Sibérie, en 1984 et 2002, par des “sphères terminatrices de plasma” corroborent les récits sur l’énigmatique explosion de Tunguska en 1908, ainsi que d’anciennes légendes. L’hypothèse d’une intervention parfaitement orchestrée pour épargner les zones habitées et d’une “évaporation” des météorites par interception se confirme. Seuls indices, ces microsphérules de silicate et de magnétite retrouvées au sol…

 

Les microsphérules de l’explosion de Tunguska

La composition chimique des microsphérules trouvées dans la tourbe du site de l’explosion fournit des indications indirectes qui vont dans le même sens : particulièrement riche en éléments alcalins, elle est inhabituelle pour des météorites. En réfléchissant au mécanisme opératoire des “terminatrices”, nous pouvons supposer qu’avec leurs puissantes charges électromagnétiques, ces dernières étaient conçues pour se fixer à la météorite en vol et dévier sa trajectoire, afin de l’extraire de l’atmosphère terrestre. Si la route de la météorite rendait cette déviation impossible, les “terminatrices” détruisaient simplement le fragment rocheux, le faisant littéralement fondre en minuscules sphérules.
De nombreux prélèvements d’échantillons de sol à des distances variables du site de destruction ont révélé des sphérules de magnétite contenant jusqu’à 10% de nickel, ce qui confirme l’idée qu’elles venaient de l’espace. Outre celles de magnétite, on a trouvé des sphères de silicate. Ces dernières varient en taille de 5 à 400 microns. Les particules de magnétite offrent une grande diversité de formes et de caractéristiques de surface. A part la configuration majoritairement sphérique, on découvre aussi des particules en forme de goutte, résultant probablement de l’éclaboussement de matière météoritique fondue par les formidables températures dégagées par l’action des “terminatrices”. Certaines sphérules ont des surfaces brillantes ; d’autres sont mates, granuleuses et même légèrement poreuses en raison, entre autres, d’une évaporation de la matière météoritique alors que cette dernière était encore visqueuse. Les sphères sont souvent creuses avec, à l’intérieur, un aspect de scorie. On trouve parfois des conglomérats de sphères de magnétite et de silicate, ce qui montre qu’elles se sont formées simultanément et révèle la composition complexe de la météorite de la Tunguska liée à la genèse de ces sphérules.

Les travaux effectués en 1961-62 ont démontré que la répartition des sphérules à la surface du sol correspond à un certain schéma. La plus grande concentration se situe sur une bande de 50 à 60 km de large qui s’étend sur 250 km vers le nord-ouest à partir de l’épicentre de l’explosion.
Dans la région du désastre, qui couvre une surface d’environ 130 km de rayon autour du site de Kulik, on peut délimiter trois zones dont la tourbe est enrichie de microsphérules. La première, en forme d’étroit croissant, entoure l’épicentre. La seconde retrace le mouvement du bolide à l’est et au nord-est de Kulik sur le cours supérieur de la rivière Chunia Sud : elle coïncide donc avec le début de la désintégration de la météorite. La troisième zone, très étendue et informe, se trouve précisément aux alentours du cratère de Voronov. Les microsphérules de cette dernière zone possèdent des particularités de structure et de formation qui les distinguent des autres, et cela n’est pas un hasard, car ici la destruction finale de la météorite eut lieu directement au sol, si bien que les matériaux météoritiques en cours d’évaporation se mélangèrent avec ceux du sol.

L’explosion fit s’évaporer complètement la météorite et les produits de ce processus s’éparpillèrent sous forme de sphères minuscules sur 15 000 km². On estime leur masse totale à une dizaine de tonnes. C’est ainsi que toutes les expéditions envoyées sur la zone ne trouvèrent rien de la météorite proprement dite, sinon ce saupoudrage de sphérules de magnétite et de silicate répandues sur la région par l’onde de choc.
Le poème épique Olonkho et des légendes encore vivantes nous content que c’est plusieurs décennies après le vol de Niurgun Bootur que Kiun Erbiie (”l’étincelant messager du ciel”) prit son envol, annonçant la venue de Uot Usumu Tong Duurai. Cela suggère que l’on identifie l’explosion de

la Tunguska en 1908 au personnage épique Niurgun Bootur.

L’explosion de Chulym en 1984

Les décennies passèrent et le 26 février 1984, une météorite traversa le ciel de la Sibérie d’ouest en est à une altitude estimée à 100 km, selon une trajectoire identique à celle de l’objet de 1908 sur la région de Tunguska. A ce moment-là, les passagers d’un bus qui circulait sur une section élevée de l’autoroute de Mirny observèrent, loin vers le nord, un mince “pilier de feu” qui s’allongea du sol vers le ciel, puis commença à subir diverses métamorphoses géométriques. Le spectacle, de couleur rouge, dura plusieurs minutes.
Des pêcheurs sur la rivière Chona virent monter vers le ciel depuis les collines du nord (région de la “Vallée de

la Mort”) deux énormes sphères étincelantes qui, prenant progressivement de la vitesse, disparurent verticalement dans les nuages. L’événement dura quelques minutes, après quoi les nuages restèrent luminescents pendant un certain temps. Alors, la météorite explosa dans le ciel en une gerbe d’étincelles au-dessus de la région de la rivière Chulym.
Une expédition sur place ne découvrit, comme dans le cas de

la Tunguska, aucune trace de la météorite autre que les sphérules de magnétite et de silicate. Ils ne trouvèrent pas d’arbres déracinés sur de grandes surfaces, l’explosion ayant eu lieu à haute altitude. Il semblait clair qu’il s’agissait de Kiun Erbiie, l’annonciateur de Uot Usumu Tong Duurai ; si bien qu’à l’aube du millénaire, les chercheurs étaient habités d’une fervente expectative.

La météorite de Vitim, en 2002

Si l’on en croit les légendes anciennes, l’approche de Uot Usumu Tong Duurai s’accompagne toujours de terribles destructions. Les expéditions dans la Vallée de

la Mort prévues pour la fin du XXème et le début du XXIème siècle ont été plusieurs fois ajournées à la suite de rapports selon lesquels les animaux de Sibérie fuyaient leurs habitats. Les chercheurs interprétaient l’exode de la faune comme une indication que les installations énergétiques du complexe étaient entrées dans une phase active.
Ce que les scientifiques attendaient et craignaient tout à la fois, en vertu des prédictions très inquiétantes du Olonkho, se produisit en septembre 2002. Le premier rapport concernant le vol d’un objet spatial provint de l’armée américaine. Se fondant sur les données recueillies par un satellite militaire, le ministère américain de

la Défense des Etats-Unis émit l’information qu’une grosse météorite tombait vers la zone de Bodaibo dans la région d’Irkutsk, en Russie. Le satellite enregistra, à une altitude de 62 km, l’apparition d’un objet brillant se déplaçant sous un angle de 32° par rapport à l’horizon. Les observations se poursuivirent jusqu’au moment où une puissante explosion se produisit à 30 km d’altitude. Des calculs préliminaires établirent que sa puissance équivalait à celle de 200 tonnes de TNT
Les premières interviews de témoins suggéraient un parallèle entre l’événement de Vitim et celui de

la Tunguska par la similitude des phases de leurs déroulements. Bien que dans la nuit du 24 au 25 septembre 2002, le temps fût maussade - une couverture nuageuse à 10 %, de la pluie, un plafond de 1100 à 1200 m - il ne fut pas difficile d’établir la séquence des événements et de relever les ressemblances évidentes avec ceux de

la Tunguska en 1908.

En septembre 2002, tout se déroula selon un modèle désormais familier, commençant par la migration de la faune locale. Les chasseurs interrogés rapportèrent avoir vu les animaux quitter la zone de Vitim peu avant l’explosion. Trente minutes auparavant, le complexe énergétique entra dans sa phase la plus active. Anecdote non dénuée d’intérêt : l’un des témoins avait remarqué que son chien était inquiet et s’était mis à gémir trente minutes avant l’explosion !

Un pilier rouge dans le ciel

Quelques minutes avant la première explosion, le complexe commençait à expulser les “terminatrices”. Voici quelques témoignages oculaires.
Yevgeny Yarygin était de service à la centrale électrique de la communauté de Muskovit :
… J’étais de service dans la salle des commutateurs dont les fenêtres sont orientées au sud. Le temps était nuageux, il bruinait et nous étions assis à bavarder. Une lueur apparut à la fenêtre, puis des ombres. La lumière venait de la fenêtre. Par les fenêtres, nous pouvions voir une brillante lueur hémisphérique qui commençait à monter derrière les collines au sud-est (azimut 160 à 170 degrés). La lumière était blanche, comme celle de la soudure à l’arc. Cette lumière semblait monter et, à l’arrière, virait au rouge et au marron (un pilier rouge fut également aperçu par les passagers du bus avant l’explosion de Chulym, ainsi que par les témoins de la région de Tunguska). De petits “rayons” étaient visibles audessus de l’hémisphère ascendant. La lueur s’étendit dans le ciel entier. Elle était régulière, sans discontinuité; nous ne vîmes aucun objet volant. Le confluent du ruisseau Yermikhi, en amont de la cascade, était très fortement éclairé par cette lueur qui s’élevait au-dessus de lui. Ensuite tout commença à pâlir, puis s’éteignit. La lueur avait duré environ dix secondes.

Je sortis sur le perron, m’avançai jusqu’à la clôture et ouvris le portillon. Trente secondes environ s’étaient écoulées depuis la disparition de la lueur. Un bruit de déflagration percutante éclata, une explosion, un bang violent. Vous en aviez les oreilles qui bourdonnaient et même une faiblesse des genoux. Dans le bâtiment, du plâtre tomba. Tout fut secoué et bougeait. On n’entendit qu’une seule déflagration. II était deux heures moins sept minutes. Cependant, un bruit lointain s’était déjà fait entendre déjà avant le début de la lueur ; quelque chose comme le hurlement d’un jet
(des témoins de l’explosion de Tunguska avaient comparé ce bruit à celui d’un obus de trois pouces en vol). Ce premier bruit était venu de la même direction que la lueur, mais l’explosion provenait du côté opposé, celui vers lequel la lueur s’était dirigée. J’ai entendu dire que quelqu’un qui était assis chez lui avait senti son fauteuil se déplacer sous lui…

Questionné au téléphone le 22 octobre 2002, Victor Vedeshin déclara :
… Cette nuit-là, j’étais de service à l’embarcadère. Un vent violent se mit à souffler, tandis qu’une forte lueur apparaissait dans le ciel. Elle était blanche, légèrement teintée de vert, brillante comme un arc de soudure ou un éclair, et cela faisait mal aux yeux de la regarder. Tout de suite après, apparut une sphère brillante. Elle vola au-delà de l’horizon dans la direction de Maximikhi…

Vitaly Valiuk, qui travaillait à la mairie de Bodaibo, nota:
Deux heures moins huit minutes du matin. Dans le ciel : cumulus épais. Debout, je fumais. Soudain il y eut un éclair, je crus que c’était un orage. Mais la lueur augmentait comme si quelqu’un allumait des lampes les unes après les autres. Il fit clair comme en plein jour. Un objet vola du sud-ouest vers le nord-est… On ne pouvait dire si c’était ou non une sphère. Il était entouré d’un halo turquoise et avait environ le diamètre du disque lunaire. II était suivi d’une traînée rougeâtre, comme les étincelles d’un feu de jardin. L’angle de chute était d’environ 60°. Sa vitesse était très élevée. Pendant que tout cela volait, j’eus le temps de finir ma cigarette et, 30 secondes plus tard, il vint un grondement, comme celui d’une explosion lointaine…

Voici le rapport de Marina Kovaleva :
Il était deux heures moins cinq. La lumière était forte ; elle dura quelques secondes, puis tout devint rose, ensuite, il fit de plus en plus sombre, la lueur vira au rouge. Alors on entendit un grondement. On avait l’impression… je ne sais pas comment dire… comme quelque chose de souterrain, pas clair mais étouffé (un grondement souterrain du complexe en action avait aussi été remarqué par des témoins de l’explosion de Tunguska, qui l’avaient comparé à celui des roues d’un train.). Et après ce grondement, les vitres tremblèrent…

La lueur fut aperçue dans les communautés de Kropotkin et de Mama, situées à environ 140 km de part et d’autre du lieu présumé de la chute du bolide. L’un des témoins déclara:
Tout à fait à l’improviste, mon chien se mit à gémir sans raison apparente. Soudain nous entendîmes un bruit étrange, une sorte de bourdonnement. Deux ou trois secondes plus tard, il y eut un flash, blanc d’abord, puis bleu, puis rouge, puis à nouveau blanc. Ensuite, environ trois minutes plus tard un bang terrible retentit. Toute la vaisselle tomba de la table…

A peine trois minutes avant l’explosion, la première “terminatrice” avait été expédiée à une position d’attente pour une dernière reconnaissance avant la frappe. L’objet détecté par le satellite militaire américain n’était pas un bolide ou une météorite. Ses instruments avaient enregistré le vol de la première «terminatrice» tandis qu’elle plongeait pour intercepter la météorite de Vitim, ainsi nommée d’après le lieu au-dessus duquel elle explosa. Un éclair aveuglant illumina la taïga comme en plein jour pendant quelques instants. Se produisit alors une explosion d’une telle puissance que l’onde de choc, venant d’une altitude de 32 km, fit éclater toutes les vitres des maisons sur des dizaines de kilomètres à la ronde.
Les chercheurs qui se dirigeaient vers le lieu indiqué par le satellite américain virent des pins dont les cimes et les branches avaient été arrachées. Cependant, lorsque leurs instruments indiquèrent qu’ils avaient atteint leur destination, ils ne trouvèrent aucun cratère de météorite, ni quoi que ce fût qui y ressemblât. Le site ne présentait pas de déracinement massif des arbres parce que la première explosion s’était produite beaucoup plus haut que dans le cas de la Tunguska, ce qui avait également réussi à dévier la météorite loin des zones habitées. Cependant, les chasseurs Dmitry Sasun et Piotr Fiodorchuk trouvèrent des arbres déracinés de manière caractéristique au sud-est du lieu visité par les chercheurs, en particulier aux sommets des collines.

Les terminateurs en vol

Comme dans le cas de l’explosion de Tunguska, simultanément à la première explosion, d’autres sphères convergeaient de diverses directions vers le foyer de celle-ci. De nombreux témoins attestent le fait, ainsi Sergei Khamidulin :
La nuit du 24 septembre, j’étais à la pêche près des îles Kuduminskye (à 5 ou 6 km en aval de Mama sur la rivière Vitim). Le ciel était complètement couvert et il tombait quelques gouttes de pluie. Je pêchais en compagnie de ma femme. Soudain, il fit clair comme en plein jour. Un objet sortit des nuages. Il semblait déjà voler bas. Il produisait une lumière semblable à celle d’un arc de soudure électrique, mais on pouvait le regarder sans avoir mal aux yeux. La dimension du disque était inférieure à celle de la pleine lune. La sphère s’effritait (en semant des étincelles). Pendant le vol, nous entendions un bruit (une sorte de bruissement). L’objet ne venait pas vers moi, mais passait assez près (du côté sud). Il survola

la Vitim et disparut derrière une montagne au nord-est (l’azimut du point de fuite était de 30 à 40 degrés). La lumière disparut après que l’objet fût passé derrière les montagnes. Une minute à une minute et demi plus tard, un grand fracas, comme le tonnerre, se fit entendre deux fois. Il n’y eut pas d’onde de choc ni de tremblement. Sur le croquis que le témoin fit de la sphère, il figura une queue.

Valentina Leontyeva, gardienne à la mine d’or de Lenzoloto, était de service cette nuit-là. Elle rapporta :
… A deux heures, quelque chose tomba. Un objet rond traversa vivement le ciel. Une queue s’étendait derrière lui. Je pensai : “Est-ce une étoile ?” mais c’était beaucoup trop grand. Dix secondes après, il y eut une explosion, puis une seconde. La porte de mon bureau s’ouvrit violemment…”

Le cas de Vitim fournit de nombreux indices de la nature électromagnétique des sphères “terminatrices” et de leurs puissants effets sur l’environnement.
Dans la ville de Mama, sur la zone de la trajectoire, il y avait une coupure de courant cette nuit-là. Au moment où les “terminatrices” firent leur apparition, les ampoules s’allumèrent tout à coup (faiblement, à mi-tension) ! L’explication fournie par les physiciens spécialistes était que “ce vol provoqua une forte perturbation du champ magnétique terrestre, et ce changement engendra un courant en circuit fermé”. En outre, la décharge coronale connue sous le nom de “feu de Saint Elme” – de petites boules lumineuses – apparut sur des objets pointus. Ce phénomène est aussi associé aux changements de champ électrique, mais cette fois-ci dans l’atmosphère. Georgy Kaurtsev, membre du personnel de l’aéroport de Mama, rapporta:
… Cette nuit-là, nous n’avions pas de courant, la base était hors tension. Je m’éveillai et vis un éclair de lumière à l’extérieur. Le lustre, qui était éteint, se mit à luire à mi-tension. Au bout de 15 à 20 secondes, le sol commença à gronder…

Vera Semionova et Lidia Berezan, employées de sécurité à l’aéroport, sortirent sur la piste vers 01 h 50 du matin et virent des lumières briller aux extrémités des poteaux de clôture autour de la station météo. Cela dura d’une seconde à une seconde et demi. Pourtant, Mama était encore à des dizaines de kilomètres de la trajectoire de la “terminatrice”.
Comme la sphère “terminatrice” était une puissante structure électromagnétique, elle émettait un bourdonnement semblable à celui des lignes à haute tension. De nombreux témoins se souviennent qu’au passage du bolide, ils entendirent un “bourdonnement” ou “bruissement” caractéristique. Le niveau d’énergie était si élevé qu’il créait un effet électrophonique (génération d’un bruit audible en vol) et laissait une traînée d’étincelles.

Destruction de la météorite

Après la première frappe, qui écarta la trajectoire de la météorite des zones habitées, les autres “sphères terminatrices” convergèrent et commencèrent à détruire méthodiquement les restes de l’intrus de l’espace. C’est pourquoi furent perçues les détonations de plusieurs chocs.
Opératrice de standard téléphonique, Olga Ponomareva raconte :
… J’étais de service, je venais de m’installer. Cela commença par un grondement, toutes les fenêtres vibrèrent. Je pensai que quelqu’un tentait de se connecter au standard. Je répondis “Oui ?”. Pas de réponse. “Qui est-ce ?” demandai-je. Alors la lumière apparut, claire comme en plein soleil, et disparut aussitôt. Et les vitres tremblaient toujours. Je pensai que c’était un séisme, mais alors pourquoi la lumière ? Il était deux heures moins cinq lorsque les vibrations commencèrent. La lueur ne dura que quelques secondes, mais les vibrations me semblèrent continuer encore cinq minutes. Je sortis pour voir qui frappait, et tout vibrait toujours. Il y eut un grondement comme celui d’un jet en vol.
D’abord le grondement, ensuite le bang. Cela veut dire qu’il y eut un grondement, puis la lueur (tandis que ce dernier continuait) ; et ensuite la détonation (comme à Sasovo).

Rapport de Yevgeny Chechikov :
Nous passions la nuit au bord de la rivière… Lorsque la lueur apparut, c’était si effrayant que nous nous jetâmes au sol. Lorsque la lueur cessa, nous entendîmes une explosion, suivie de deux autres moins fortes, presque sans intervalle…

Sergei Chernyshev :
II était deux ou trois heures du matin. J’étais couché, mais ne dormais pas. L’éclair dura environ trois secondes, une lumière blanche si brillante qu’on ne pouvait regarder. Je courus à l’extérieur et il faisait noir. Il se passa environ une minute (II précisa plus tard que 8 à 10 secondes s’étaient écoulées entre l’éclair et la détonation). Un triple écho parvint de loin derrière les montagnes. Les murs de la maison craquèrent. Le bruit venait de la direction de Vitimsky. Je comptai trois explosions…

Questionné le 26 octobre 2002, Alexander Sergy, chef de l’administration de la communauté de Vitimsky, déclara :
Les gens ont vu une sphère avec une trainée. Le diamètre apparent de la sphère était inférieur à celui de la Lune. Un bruit croissant se fit entendre, d’abord léger puis de plus en plus fort, au point de devenir inquiétant. L’éclair fut suivi d’une déflagration, 15 à 20, peut-être 30 secondes plus tard. L’explosion fut très puissante. Bien qu’ils fussent habitués aux explosions, les gens pensèrent qu’un désastre était en train d’arriver. Si l’explosion se produisait à une altitude de 10 km, la puissance devait être de plusieurs tonnes (quatre ou cinq) au minimum, peut-être beaucoup plus. II est difficile de juger l’équivalent en TNT d’une explosion aérienne. Il n’y en eut pas qu’une seule, mais entre une et six (comme si on frappait sur des radiateurs) dans l’air et dans le sol… Le sol tremblait avec un mouvement de staccato, entre une et six saccades, qui allaient en diminuant...

Les premières estimations situent la puissance de l’explosion entre trois et quatre kilotonnes. Les mineurs de la région, qui ont l’habitude d’utiliser des explosifs, déclarèrent que celle-ci était d’une puissance sans précédent. Le souffle a été ressenti dans un rayon de 30 à 50 km de l’épicentre. II étêta des arbres. Sur des dizaines de kilomètres à la ronde, toutes les vitres des bâtiments furent brisées.
Comme dans les cas de la Tunguska et de Chulym, toutes les expéditions qui visitèrent le site de Vitim ne trouvèrent rien d’autre que des sphérules de magnétite et de silicate résultant de la destruction d’une météorite, susceptible d’avoir été porteuse de micro-organismes pathogènes.
De nombreux témoins remarquèrent qu’après le vol du bolide de Vitim, deux noyaux rayonnants brillants se déplacèrent sur la même trajectoire que la météorite. Pendant deux jours, ces “petites étoiles” illuminèrent de nuit la taïga, comme si elles étaient à la recherche de quelque chose. Les témoins de

la Tunguska avaient relaté la même chose.
Beaucoup de gens dirent qu’après le vol du bolide, une lueur persista plusieurs jours dans le ciel et que c’était le résultat de la puissante influence de la sphère “terminatrice”.

Perturbations du champ géomagnétique

II convient de se rappeler que les explosions atomiques en altitude modifient la conductivité de l’ionosphère. Cela provoque inévitablement une perturbation du champ magnétique terrestre : on parle d’un effet géomagnétique. L’effet géomagnétique de l’événement de Tunguska fut décelé en 1959 par quatre chercheurs de Tomsk : G.F. Plekhanov, A.F. Kovalevsky, V.K. Zhuravlev et N.V. Vasilyev. Sur de vieux magnétogrammes datés du 30 juin 1908, ils trouvèrent des traces d’une perturbation inhabituelle du champ géomagnétique. Cela permet de penser que la destruction de la météorite a causé cette perturbation inhabituelle, assimilable à une tempête magnétique brutale mais d’une brièveté insolite. Un scientifique très âgé de la région autonome de l’Evenk, le Dr A.N. Deskov, se souvient de rumeurs selon lesquelles certaines affections s’étaient répandues parmi les Evenk après l’événement de

la Tunguska. En dépit de l’incertitude de la situation à cette époque, N.V. Vasilyev fait néanmoins observer : “Etant donné l’absence totale de médecins, voire de soins médicaux, des cas isolés de maladies par radiations peuvent être passés complètement inaperçus”.
C’est précisément pour cette raison que ceux qui, il y a des milliers d’années, ont conçu et construit l’Installation dans

la Vallée de

la Mort ont recours à des interceptions en haute altitude : afin d’écarter les effets des explosions des régions habitées, pour que les gens n’en souffrent pas.

Des scientifiques Russes contactent l’au-delà ?

Mercredi 27 février 2008

Des nouvelles sensationnelles provenant du monde des esprits arrivèrent le jour où deux avions s’écrasèrent en Russie. Pendant que des membres des services fédéraux de sécurités emportaient les débris des avions accidentés dans les régions de Rostov et Tula, les scientifiques de Saint Petersbourg savaient déjà que c’était un acte de terrorisme. Ils furent intéressés par d’étranges sons entendus sur les ondes radio ultra-courtes. Quand les scientifiques examinèrent l’enregistrement, ils furent étonnés. On y entendit : ‘C’était un terroriste.’ Ce fut toute une sensation. Les mots furent rejoués sur les ondes de la radio de Saint Petersbourg. Les non-croyants finalement réalisèrent que l’autre monde existait vraiment. Un professeur universitaire en technique radio, Arteem Mikeev s’intéressa à la question. Il fonda l’Association Russe de Transcommunication Instrumentale, une organisation visant à communiquer avec l’autre monde. Ce genre de tentative fut entrepris depuis les temps anciens. Les shamans et les oracles entraient en transe pour entendre des voix de d’autres planètes. Puis arrivèrent les spirites avec des tentatives de lire des messages de l’autre monde en faisant glisser un verre. Ils apprirent que quelques fois les esprits pouvaient révéler des informations cachées sur des gens, des endroits et également des évènements à venir. Vyachelsav Mesherakov, un spécialiste en histoire du spiritualisme, prétendit que certains magiciens réussirent même à faire revivre pendant un court moment les parents décédés de personnes. Ces fantômes agissaient comme des zombies même s’ils se ressemblaient lorsqu’ils étaient vivants. Néanmoins, les opposants au spiritualisme prétendirent que ces photos de zombies étaient des canulars. Depuis l’invention de la radio à onde courte, d’étranges voix commencèrent à apparaître en background. En 1949, l’italien Marcelo Becky commençait à les enregistrer et l’on s’est aperçu plus tard que l’on pouvait répondre à ces voix. Inspirés par des scientifiques étrangers, Artem Mikheev débuta ses propres expériences en 2002. Les réponses des fantômes atteignaient Mikheev et cela même lorsque les microphones étaient fermés. Monsieur Mikheev déclara que le jour de l’écrasement des deux appareils, il établissait un contact avec l’autre monde. Personne ne savait la cause de la tragédie, donc ils se sont tournés vers les voix étranges pour une réponse. La réponse fut un enregistrement très rapide mais pas très clair. Ensuite, Mikheev diminua de deux fois et demie la vitesse de l’enregistrement pour y entendre clairement quelqu’un dire : C’était un terroriste. Plusieurs jours après, l’information fut officiellement confirmée. Artem Mikheev est convaincu que la vie près la mort existe. Durant l’une de ses expériences spirituelles Artem demanda si les gens et les animaux gardent la même forme après la mort. La voix répondit : Nous ressemblons à une onde.

Source : Pravda.ru

http://english.pravda.ru/science/mysteries/104119-nether_world-0

CÔTE 60 : LE BATAILLON PERDU PUIS… RETROUVÉ !

Dimanche 10 février 2008

Article par Riccardo Melfi

Une formation nuageuse très dense ( pas tout à fait couchée sur la colline 60!) soustrait entièrement à la vue les lignes ennemies. Sir Ian Hamilton a l’ordre de faire avancer ses troupes. Il hésite à exécuter cette manœuvre suicidaire, nul ne sait la surprise qui peut foudroyer ses hommes. Néanmoins, il ordonne au bataillon du 5e Régiment de Norfolk de se lancer rapidement à l’assaut. On entend le pas lourd et assourdissant des soldats britanniques se précipitant courageusement en direction de ce barrage nuageux. Très vite le silence reprend sa place, et avec lui, le brouillard se dissipe. Plus rien ni personne se fait entendre sur la colline 60, seulement l’écho lointain d’un groupe d’hommes qui n’est plus. Ce jour-là, le 21 août 1915, un bataillon du 5e régiment de Norfolk s’enfonce vers l’inconnu et ne reviendra jamais.

Ces quelques lignes romancées résument assez bien la description faite par plusieurs auteurs de la supposée disparition étrange d’un bataillon de soldats britanniques durant la campagne des Dardannelles en 1915. Le dernier à se commettre l’auteur anglais Richard Lazarus avec son “Beyond the Impossible”.

Est-il possible qu’un bataillon puisse disparaître sans laisser de trace ? Comment se fait-il que Monsieur Lazarus ne mentionne nullement la version officielle des autorités britanniques ? Aurait-il omis de les consulter avant de rédiger l’épisode dans son livre ? Ce sont ces aspects nébuleux qui m’ont motivé à effectuer des recherches auprès du Ministère de la Défense britannique. Grâce à cette démarche, on découvrira très vite rien de moins que la vérité, une vérité bien terrestre pour ce cas qui a déjà été qualifié d’extraterrestre.

A peine deux semaines après une première démarche auprès des autorités britanniques, nous fûmes agréablement surpris de recevoir aussi vite des réponses à nos interrogations. Selon M. D. Sawyer, attaché au département d’histoire de l’armée, cet épisode mystérieux concernant le destin du Royal 5ème Régiment de Norfolk et remontant au 21 août 1915, n’aurait jamais eu lieu. Après l’étude des documents reçus, nous apprîmes que le Royal 5ième perdit entre 300 et 400 hommes sous les balles de l’ennemi et que ce fait tragique se produisit le 12 août 1915 et non le 21 comme il est mentionné dans la littérature. D’après une déclaration de Sir Ian Hamilton datée du 11 décembre 1915 et retrouvée dans le livre ” History of the Norfolk Regiment ” (volume 2), écrit par F. Loraine Petre OBE en 1922, Hamilton dépeint ainsi ce qui arriva au fameux bataillon ce jour-là:

Le Royal 5ième était sur la droite et se retrouva pendant un instant devant une opposition moins forte que les autres brigades. Devant les forces capitulatrices de l’ennemi, le Colonel Sir H. Beauchamp, officier audacieux et plein d’assurance, chargea avec empressement vers l’avant, soutenue par la majeure partie du bataillon. Les combats crûrent en intensité, et le terrain devint très boisé et accidenté. Pendant ce temps, plusieurs hommes étaient blessés ou bien assoiffés. Ceux-ci retraitèrent pour le camp durant la nuit. Cependant le colonel, accompagné de seize officiers et deux cent cinquante hommes continuèrent de combattre, chassant l’ennemi devant eux… D’aucun d’eux, on ne vit ni entendit plus rien. Ils chargèrent dans la forêt et furent perdus de vue. Aucun d’eux ne revinrent jamais.”

Quatre années s’écoulèrent avant que l’on découvre les restes du bataillon. Parmi les 180 cadavres retrouvés, 122 victimes appartenaient au Norfolk dont seulement deux furent identifiées. Les corps des malheureux soldats étaient éparpillés sur une distance d’un mille carrés et localisés 800 verges derrière les premières lignes turques. Selon le témoignage d’un fermier local, il retrouva sa ferme couverte de cadavres de soldats britanniques en état de décomposition avancée qu’il eut vite fait de se débarrasser dans un petit ravin. Ceci vint appuyer les conclusions des autorités britanniques à l’effet que les courageux membres du bataillon n’allèrent guère loin, mais furent plutôt un par un exterminés. Dans le journal de Guerre, le bilan des victimes appartenant au Royal 5ième Régiment est de 22 officiers et d’environ 350 hommes. Un épisode tragique et sombre de la première guerre mondiale que préfèrent sûrement oublier les autorités britanniques.

En ce qui concerne la fameuse et abracadabrante histoire persistant au sujet du bataillon, le Ministère de la Défense britannique est très au courant du dossier. Selon eux, l’auteur Nigel Mc Crery explique clairement dans son livre “The vanished Battalion” toute l’affaire. En 1965, lors du cinquantième anniversaire du débarquement des alliés à Gallipoli, trois vétérans néo-zélandais livrent des témoignages troublants concernant la mystérieuse disparition d’un bataillon de soldats britanniques dont ils furent les témoins oculaires, le 21 août 1915. Selon Frank Reichardt, lui et ses compagnons se tenaient retranchés sur un éperon situé à 2500 verges au sud-ouest d’un nuage colossal qui rendait invisible une partie de la route menant à la colline 60 ; leur point de surveillance, 300 pieds au-dessus de l’endroit, leur permirent d’observer clairement les événements ce matin-là. Un bataillon de plusieurs centaines d’hommes qu’ils désignèrent comme étant le Royal 4ième Régiment de Norfolk, empruntait la route menant à la colline 60, arrivé à la hauteur du nuage dissimulant le passage, le groupe d’hommes continua sans hésitation sa route. Une heure plus tard, après que les derniers disparurent dans l’épais brouillard, Reichardt et ses compagnons virent le nuage s’élever dans le ciel et poursuivre lentement sa course vers le nord, rejoignant ainsi ses semblables. Le bataillon du 4ième Régiment de Norfolk venait de se volatiliser sous les yeux d’un groupe d’environ 20 témoins. Tellement sûr de ce qu’il a vu ce jour-là, Reichardt signa durant cette même année un affidavit en compagnie de deux de ses compagnons.

Mc Crery, moins sûr de l’authenticité de l’histoire, nota plusieurs failles évidentes dans le témoignage de Reichardt. Primo, Reichardt s’est trompé sur l’identité du bataillon et la date des événements : le Royal 5ìème Régiment de Norfolk et non le 4ìème fut porté disparu lors d’une offensive qui les entraînèrent dans une forêt dense et enflammée ; l’événement se passa non le 21, mais plutôt le 12 août 1915. Primo, il est vrai que le 21, une attaque majeure de plus de 3000 hommes fut lancée contre les positions turques, mais vu les pertes récemment essuyées, le 5ième Régiment de Norfolk ne fut pas impliqué. Secundo, Reichardt et ses compagnons étaient retranchés à plus de neuf kilomètres du lieu des hostilités, il paraît évident que l’identification des différentes unités impliquées dans une bataille aussi majeur que celle-ci fut impossible. Enfin tertio, décrivant cette offensive seulement dix-sept ans plus tard, le lieutenant colonel Villiers Stuart (major à l’époque), témoin de toute la bataille, affirme n’avoir vu aucun nuage bizarre ce jour-là. Est-ce que Reichardt aurait menti pour obtenir une certaine reconnaissance monétaire ou autre ? Mc Crery pense que Reichardt est tout de même de bonne foi, sur cela, il avance deux explications très plausibles. Selon lui, après la fin de la première grande guerre, Reichardt eu sûrement à plusieurs reprises l’occasion de raconter en privé son histoire ; et, aurait pu inconsciemment en modifier quelque peu l’emballage pour en présenter un demi-siècle plus tard une histoire entièrement métamorphosée. L’autre hypothèse expose que Reichardt et ses compagnons furent plutôt témoin de la disparition dans un épais brouillard d’un autre groupe de soldats anglais appelé ” The Sherwood Rangers Yeomanry” alors qu’il progressait vers l’ennemi sur la côte Scimitar. Les Turcs les virent approcher avec leur grand sabot et firent un massacre. Cet événement arriva exactement à la date et l’heure indiquée par Reichardt dans son témoignage. Un témoignage maintes fois utilisé au cours des années, pour la publication de plusieurs articles sur le sujet.

Finalement, grâce à une simple démarche, nous savons aujourd’hui que le destin du Royal 5ième Régiment de Norfolk n’eu rien de bien mystérieux. Rien de bien mystérieux si ce n’est de comprendre cette motivation absurde qui a poussé et poussera toujours les hommes à se faire la guerre.